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Bretons et Vendéens

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"Le royalisme est une force avec laquelle il faudra compter dans l'avenir"

Lundi 31 décembre 2007

ST ANDRE TREIZE VOIES

(près de Montaigu, Vendée)

 

 

FETE DES BATTAGES ET DES VIEUX METIERS

 

   

 

TOUS LES ANS LE 1er DIMANCHE D'AOUT

VENEZ VOIR DANS LA COMMUNE DE ST ANDRE

par Jules publié dans : Culture
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Dimanche 30 décembre 2007

L'URBVM vous souhaite une Bonne Année 2008

par jrap publié dans : Actualité
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Dimanche 30 décembre 2007

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A la fin de la précédente légis­lature, une dizaine de députés signaient la proposition de loi déposée par Lionnel Luca ten­dant à reconnaître le géno­cide vendéen perpétré par la Convention en 1793 et 1794 en Vendée Militaire. Hervé de Charette, député des Mauges s'était joint à eux. La propo­sition est à nouveau déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale.

 

L'exposé des motifs reprend in extenso la définition du terme « Génocide » établie par le tri­bunal international de Nurem­berg : « On appelle crime de gé­nocide la conception ou la réa­lisation partielle ou totale, ou la complicité dans la conception ou la réalisation de l'extermination d'un groupe humain de type eth­nique, racial ou religieux ». Et celle du code pénal (art. L. 211-1) : « Constitue un génocide le fait, en exécution d'un plan concerté tendant à la destruction totale ou partielle d'un groupe national, ethnique, racial ou reli­gieux, ou d'un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbi­traire, de commettre ou de faire commettre, à rencontre de mem­bres de ce groupe, l'un des actes suivants : atteinte volontaire à la vie, atteinte grave à l'intégrité physique ou psychique, soumis­sion à des conditions d'existence de nature à entraîner la destruc­tion totale ou partielle du groupe, mesures visant à entraver les nais­sances, transfert forcé d'enfants. » Selon la proposition de loi, « ces définitions correspondent parfai­tement aux actions menées par la Convention à partir du premier août 1793 [...] L'adjudant général Hector Legros considérait en l'an III que le pays que nous appelons Vendée est formé de la presque totalité de la Vendée, de la moitié des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire et d'une grande partie de la Loire-Inférieure ».

 

Deux lois d'extermination
Deux lois furent votées par la Convention en préparation du « génocide vendéen » : celle du 1er août 1793 : « Anéantis­sement de tous les biens... » et celle du 1er octobre 1793 : «II faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d'octobre : le salut de la Patrie l'exige ; l'impatience du peuple français le commande ; mon courage doit l'accomplir ».

 

Ne plus se taire
« La République sera d'autant plus forte qu'elle saura reconnaître ses faiblesses, ses erreurs et ses fautes. Elle ne peut continuer de taire ce qui est une tâche dans son histoire. Elle doit pour cela reconnaître le génocide vendéen de 1793-1794, et témoigner à cette région - qui dépasse l'actuel département de la Vendée - dont la population a été victime de cette extermina­tion, sa compassion et sa recon­naissance pour avoir surmonté sa douleur et sa vengeance en lui donnant des hommes aussi pres­tigieux que Georges Clemenceau ou Jean de Lattre de Tassigny qui servirent la Patrie et défendirent la République » conclut la proposi­tion de loi.

 
                                                                                                      Henry Renoul (Vendée Matin du 30 décembre 2007)

 

par jrap publié dans : Actualité
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Jeudi 27 décembre 2007

Miss France  serait en sursis ?  Et alors !  Ah c’est vrai, toute l’île de La Réunion attend le verdict comme si cela conditionnait la vie quotidienne des habitants.
Dans cette affaire, il y a quand même quelques personnes raisonnables. Des voix se sont élevées  dans l'île pour déplorer l'importance donnée à l'affaire et dénoncer une "récupération" des politiques à deux mois des municipales. "Il y a des combats plus nobles à mener", a-t-on pu lire dans un courrier de lecteurs. "Oui la Réunion est outragée, mais par un chômage de masse ( le record de France) et une misère sociale dont l'illettrisme", écrivait un autre, fustigeant  cette mobilisation fort étrange.

Que font l’évêque de La Réunion et les élus UMP alliés aux communistes (ce ne sera pas la première fois)  dans cette galère. Même le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Christian Estrosi aurait téléphoné à la présidente du Comité. Serait-ce  pour lui donner des ordres ? Monsieur Sarkozy, du haut des Pyramides d’Egypte, aurait-il aperçu une fronde ?

Le ridicule ne tue plus
Cela fait une semaine que les médias réunionnais et métropolitains se mobilisent pour pas grand chose. A moins que l’information comme quoi l’élection aurait été truquée (il fallait redorer le blason touristique de l’île), ne soit vraie. Alors, ce serait la vengeance de Madame de Fontenay certainement mis au pied du mur pour accepter ce trucage. Il est vrai aussi que la réaction de Geneviève de Fontenay demandant la démission de Valérie Bègue rendait particulièrement ridicule  les Réunionnais dont le préfet,  les élus et même l’évêque qui avaient déroulé le tapis rouge  pour le triomphe de la Miss Réunion..
Vendredi, le tribunal de grande instance de Saint-Denis  statuera devant un référé pour l’interdiction de  la diffusion d'Entrevue dans l'île. Les autorités de la Réunbion ne veulent surtout pas que le peuple puisse juger du bien fondé de la demande de Madame de Fontenay. Miss France assure de ne pas avoir touchée de  rémunérations pour ces fameuse photos qui paraît il lui auraient été "volées" ! .

 

 

par jrap publié dans : Société
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Lundi 24 décembre 2007
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Geneviève de Fontenay est intraitable : Miss France doit démissionner.
Rappelons les faits. Il y a quinze jours, Valérie Bègue, 22 ans, Réunionnaise, triomphait de 35 rivales et devenait Miss France. Le 20 décembre, elle était ovationnée à son arrivée à La Réunion: préfet, élus et foule enthousiaste l’attendaient à l'aéroport. Miss Réunion n'avait  pas remporté le titre suprême depuis 1976. Le lendemain, une bombe explose dans le microsome des Miss :  Geneviève de Fontenay demande sa « démission immédiate » après la publication dans le magazine à scandales « Entrevue » de photos « personnelles »: Valérie mimant un Christ en croix dans une piscine, Valérie léchant de façon suggestive (à la limite de la pornographie) un yaourt répandu sur le sol. Du coup, l'île de la Réunion, s’enflamme. Les « notables » se mobilisent  pour leur Miss France, menacée de perdre sa couronne pour cause de photos lestes. L’évêque, Mgr Gilbert Aubry, bien que « choqué » par le cliché à la croix, (insulte à la foi des chrétiens), a vu dans la jeune femme « une victime qui a besoin de soutien ». Les élus UMP et PCR participent à  une manifestation oecuménique d'environ 300 personnes en faveur Valérie. Le député socialiste, Jean-Claude Fruteau, s'est dit « scandalisé » par l'attitude "insolente et désinvolte" de Madame de Fontenay.  Les représentants de ces partis politiques demandent à l'organisatrice, accusée d'avoir tenu des "propos à caractère raciste," de présenter des "excuses au peuple réunionnais".
C’est du Moralement correct
Les péripéties des Miss pourraient prêter à sourire. Mais, cette affaire interpelle quand même sur le fond. Si Miss Réunion avait fait des photos mettant en cause l’Islam ou le judaïsme, ces mêmes élus des partis politiques et autres organisations auraient demandé des sanctions immédiates pouvant aller jusqu’à la prison. Même, l’évêque aurait crié avec les loups. Quand la religion Chrétienne est mise a mal, l’évêque n’est que choqué et plaide pour cette pauvre jeune fille, une victime… sans doute de ses charmes ! Quant à l’accusation de racisme soit disant porté contre Geneviève de Fontenay, je ne la vois pas. Madame de Fontenay applique uniquement et totalement le règlement des Miss. Celui-ci est très clair: les miss certifient par écrit n'avoir jamais posé pour des photos ou des tenues équivoques.
L’URBVM constate encore une fois que l’analyse que Jean Sévilla fait dans son livre «  Moralement Correct » est judicieuse. L’URBVM conseille la lecture de ce livre, d'écouter les conférences de l’auteur et après de diffuser largement cette analyse. Il faut absolument inverser cette tendance le plus rapidement possible sous peine de voir notre civilisation disparaître. .


par jrap publié dans : Société
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Dimanche 23 décembre 2007

 


Il existe aujourd'hui plus de 200 modèles de santons bretons.
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Le petit Jésus dans son lit breton, Marie et Joseph en costume fouesnantais...

 

Le succès des créations de Gilles Parisot ne se dément pas.

 
 

« Le petit Jésus dans son lit breton ? Il n'y en a plus ! » Sur le marché de Noël, à Brest, les santons « made in Breizh » se sont vendus comme des petits pains. Dès hier à midi, Denise Parisot n'est plus en mesure de fournir la demande.

 

Tout comme le petit Jésus, Marie et Joseph en costume fouesnantais se trouvent en rupture de stock. Les deux Bigoudènes, l'une avec son bébé dans les bras, l'autre avec sa « bilig », sont réservées. Elles n'attendent plus que le retour de leurs heureux propriétaires.

 

Seules quelques figurines sont encore disponibles. Dont un pêcheur dans son ciré jaune Cotten. La tenue n'a rien de franchement biblique. Mais difficile de faire plus typiquement breton !

 

L'histoire ressemble à un conte de Noël. « Mon fils et moi, nous avons tous les deux perdu notre emploi à huit jours d'intervalle, raconte Denise Parisot. Nous avons décidé de quitter la région parisienne pour venir habiter en Bretagne. »

 

Nous sommes au début des années 1990. Auparavant décorateur à Paris, Gilles Parisot se lance dans la fabrication de personnages inspirés des santons provençaux. Sa maman, Denise, lui donne un coup de main pour la commercialisation.

 

Aujourd'hui, Gilles Parisot travaille à Scaër dans le Finistère. Son entreprise est installée dans sa maison du village de Kergaouën. Il sculpte dans l'argile ses modèles avec pour seuls outils ses mains et un ébauchoir. Le modèle ne servira qu'une seule fois, à la fabrication du moule.

 

La cuisson des personnages s'effectue dans un four dont la chaleur s'élève progressivement par palier pour atteindre 1 000 degrés. Puis Gilles Parisot les peint à la main.

 

Aujourd'hui, il existe plus de 200 modèles de santons bretons. Ils sont commercialisés dans toutes la France. Les plus grands mesurent onze centimètres de haut et sont vendus 11 €. Un prix raisonnable pour des objets artisanaux entièrement faits à la main.

 

« Ce sont plus des objets de décoration à mettre en vitrine que des objets de crèche », souligne Denise Parisot. Outre les santons, les amateurs peuvent aussi se procurer des croix et calvaires en terre cuite pour les mettre en valeur.

 

Noël constitue une période de forte activité. « C'est là que nous faisons notre chiffre d'affaires de l'année. »« Nous faisons aussi les santons provençaux pour les Toulonnais qui travaillent à Brest ! » Malins, les Parisot ne se limitent pas aux seuls santons bretons.

 
Olivier MÉLENNEC.
Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actu_B.php?idCla=8619

 

par Breizh publié dans : Actualité
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Samedi 22 décembre 2007

L'URBVM vous souhaite un joyeux noël

par Remy publié dans : Actualité
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Vendredi 21 décembre 2007

Les viticulteurs de l'URBVM  des vins d’appellation d’origine sont soulagés de la décision des ministres de l’agriculture européens de reconduire le régime actuel d’encadrement des plantations jusqu’à la fin de l’année 2018.  

Mais nous prenons acte également de la clause de rendez-vous que les ministres ont donné à la Commission européenne, en lui demandant de rédiger un rapport à mi-parcours sur l’application de la réforme. « Ce rapport doit être l’occasion de discuter la prolongation du régime au-delà de cette date », précise Christian Paly, Président de CNAOC.

Pour la protection de notre savoir faire et de la qualité de nos produits nous n'acceptons pas la remise en cause l'encadrement des plantations car cela entrenerait une surproduction, et un risque de détournement de la notoriété des appellations.

Les viticulteurs de l'URBVM s'opposent donc à la libéralisation des droits de plantations !

Plus que jamais c'est à nous viticulteurs de nous organiser et non à l'état jacobin, qu'il soit français ou européen, de nous imposer leurs vues de téchnocrates !

Vive les libertés corporatives et le roi qui en est le garant !

 

 

par Les Viticulteurs de l'URBVM publié dans : Politique
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Jeudi 20 décembre 2007

Mauvaise pioche pour les pêcheurs français

Pierre-Georges Dachicourt, le président du Comité national des pêches, est amer : « On perd sur le cabillaud et, en Manche-Est et Sud-mer du Nord  ».
 
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Ils se sentent floués après l'accord sur les quotas 2008, intervenu tôt hier. Leur ministre, Michel Barnier, veut croire à des décisions « moins dramatiques » à l'avenir.

Bruxelles. De notre correspondant

« On a perdu sur toute la ligne. La discussion sur l'anchois n'a pas été rouverte, on perd sur le cabillaud et, en Manche-Est et Sud-mer du Nord, on arrive à une situation délirante avec des quotas qui chutent de 40 à 50 % », analyse froidement Pierre-George Dachicourt, le président du Comité national des pêches en France.

Il estime que l'accord sur les quotas de pêche en 2008 auquel sont parvenus les ministres européens est « le pire depuis cinq ans ». Michel Barnier, le ministre français de la Pêche, a pourtant fait le travail jusqu'au bout, admet Pierre-George Dachicourt.

Olé pour les Espagnols

Comme souvent, les Espagnols gagnent sur pratiquement tous les tableaux (merlu, lotte, chinchard, langoustine). Et il n'y a pas que les pêcheurs français qui trinquent. Britanniques, Irlandais et Danois risquent aussi de manquer de biscuits l'an prochain (hareng, cabillaud, églefin, merlan, maquereau...).

Michel Barnier a dit avoir déployé « beaucoup d'effort » pour con-vaincre la Commission européenne de ne pas réduire de 25 % le quota de cabillaud en mer Celtique. Le compromis se solde par une baisse de 9 %, assortie d'une « clause de rendez-vous ». Celle-ci permet d'entretenir l'espoir d'une révision à la hausse du quota en cours d'année.

Le ministre français a signalé les bons résultats obtenus sur les espèces d'eau profonde (lingue, grenadier, empereur...). Il n'y aura finalement ni réduction du nombre de bateaux habilités à pratiquer l'activité ni zones de fermeture à l'Ouest de l'Écosse pour protéger la lingue bleue.

L'anchois reste en rade

Le miracle n'a pas eu lieu pour la filière anchois de Loire-Atlantique et Vendée. En vigueur depuis juillet 2005, l'interdiction d'exploiter ce petit poisson dans le golfe de Gascogne est maintenue. « Sur la base de nouveaux éléments scientifiques dont nous disposerons au printemps 2008, une décision pourra être prise en juin pour une réouverture éventuelle de cette pêche, je le souhaite, à partir du 1er juillet prochain », a expliqué Michel Barnier. Il a noté aussi le rapprochement, depuis quelques semaines, entre marins français et espagnols, un préalable pour que le sujet anchois soit traité avec « plus de sérénité » à l'avenir.

En outre, Michel Barnier juge que des progrès restent à faire pour parvenir, en fin d'année, à des décisions « moins dramatiques » pour les pêcheurs. Il a évoqué deux idées : l'adoption de quotas qui portent sur plusieurs années et une meilleure confrontation entre études scientifiques d'un côté et observations que font quotidiennement les professionnels de l'autre.

Lionel CHANGEUR.
Source :  Ouest france
http://www.ouest-france.fr/Mauvaise-pioche-pour-les-pecheurs-francais-/re/economieDet/actu_3634-484484-----_actu.html

par jrap publié dans : Politique
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Mercredi 19 décembre 2007
Franck Dubray
13 h, Ramiz Iseni encadré par des hommes du GIPN arrive sur les lieux de la reconstitution. C'est ici, près de Nantes, que le corps de Sophie Gravaud a été découvert le 13 avril, une semaine après sa disparition. : Franck Dubray
 

Ramiz Iseni est revenu, hier, là où il a avoué avoir déposé le corps de la jeune vendeuse après l'avoir étranglée. Une reconstitution partielle. 

On ne passe pas ! À Bouguenais, dans la banlieue de Nantes, la route de Pornic est carrément déviée. Des gendarmes en armes sont postés tous les dix mètres, bouclant un long périmètre de sécurité. Un hélicoptère survole la zone en permanence à basse altitude... « Nous avons des consignes très strictes, explique un gendarme. Aucune image ne doit filtrer. »

Ici, à l'abri des regards, au fond d'un chemin, le corps de Sophie Gravaud, 23 ans, avait été découvert en partie dénudé le 13 avril. La jeune femme avait été enlevée une semaine plus tôt à sa sortie du travail, dans une galerie marchande de la banlieue nantaise.

Ce mardi midi donc, les lieux sous haute surveillance sont prêts à accueillir la reconstitution, ce moment attendu de l'enquête. « C'est sûr, cela montre que le dossier avance... C'est presque terminé », souffle Martine Bréger, la mère de la victime. L'enquête de la police, depuis le début de cette affaire, va tambour battant.

À 13 h pile, un convoi déboule, escorté par des motards. Ramiz Iseni, soupçonné d'enlèvement et de séquestration suivis de mort, est assis derrière les verres fumés d'une voiture de police. Ce père de famille bosniaque de 46 ans vient d'être extrait du centre médico-psychologique régional de Rennes où il est détenu.

Des hommes du GIPN encagoulés, armes au poing, giclent de leurs voitures. Une seconde passe. Et tout le monde disparaît derrière deux camions de la gendarmerie garés pour faire écran.

« Il a coopéré »

Pourquoi un tel déploiement de forces ? La mort de Sophie Gravaud avait provoqué une émotion collective rare à Nantes. Pas question qu'un individu armé ne vienne venger la jeune femme.

Ramiz Iseni, qui a avoué avoir étranglé la jeune femme après l'avoir déshabillée, a reproduit la scène qu'il a décrite dans les bureaux du palais de justice de Nantes. C'est le juge d'instruction qui a souhaité organiser cette reconstitution, pour éclaircir les circonstances dans lesquelles Sophie Gravaud a été tuée.

« Mon client a mis en scène les évènements tels qu'il les a racontés, confirme Jérôme Stéphan, l'avocat du suspect. Il est resté fidèle à ses déclarations et a coopéré. » Effectivement, la reconstitution prévue pour durer plusieurs heures s'est achevée après soixante minutes seulement.

Il libère sa conscience

Fin de l'opération à 14 h. La route est rendue à la circulation. Pour Ramiz Iseni, la journée n'est pas finie. Il est conduit dans un bureau de la brigade de gendarmerie de Bouguenais où il est une nouvelle fois entendu pendant une heure par le juge d'instruction. Les bâtiments sont protégés comme la banque de France, un homme du GIPN en surveillance tous les trois mètres.

Aujourd'hui, Ramiz Iseni a levé presque toutes les zones d'ombre dans cette affaire. « Il a libéré sa conscience petit à petit, observe Martine Bréger, la mère de Sophie de Gravaud. C'est terrible, à chaque fois pour nous, ça remonte à la surface... »

Le dossier pourrait être refermé à la fin du premier trimestre 2008. Prêt à être jugé par une cour d'assises.

Marylise COURAUD

Thomas HENG.

Source : Ouest France http://www.ouest-france.fr/actu/actu_PdlL.php?idCla=8620

par jrap publié dans : Actualité
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