Comment envisager les relations futures avec l'Afrique? Dominique Souchet, Conseiller Général de la Vendée, Président de la Commission des Actions de Coopération Internationale, Conseiller des Affaires Etrangères a exposé l'expérience vendéenne en matière de coopération décentralisée. Sa conférence, "Coopération et Flux Migratoires", a esquissé une solution pour un co-développement et, ainsi, a proposé une méthode pour éviter que la France soit submergée par une immigration pléthorique et inassimilable.
En introduction, le conférencier a brossé un tableau assez pessimiste de la situation en Afrique qui souffre :
1) De guerres. Comme celle du Soudan entre le Nord (musulman), et le Sud (catholique) qui a fait 2 millions de mort et aujourd'hui avec l'est du pays. Dominique Souchet précise : "Il existe un véritable trafic d'esclaves et aucun pays ne dit rien. Il n'y a pas de Téléthon pour le Darfour".
2) D'instabilité politique due aux intérêts ethniques qui surplombent le bien commun.
3) Des remous idéologiques avec une réécriture de l'histoire tant ces pays n'assument ni leurs actions passées, ni leur histoire.
Aujourd'hui, la Chine est le nouveau colonisateur du continent avec 10 000 entreprises disséminées sur le continent, la création d'un réseau bancaire et l'implantation du BTP qui s'empare de tous les chantiers. L'Afrique devient un laboratoire d'expérimentation pour l'économie chinoise. La loi française de décentralisation permet à des collectivités locales d'organiser des opérations de coopérations avec des pays du tiers monde. Le département de la Vendée s'est donc lancé il y a plus de 15 ans dans cette aventure avec trois objectifs :
La question posée : Comment la France et la Grande Bretagne peuvent-elle renouer des relations privilégiées avec ce continent?
La réponse d'après Dominique Souchet est dans le co-développement.
1) La valorisation du modèle vendéen,
2) La contribution au rayonnement de la France;
3) La sensibilisation des jeunes au développement des pays du sud.
La politique volontariste du Conseil Général a permis de choisir des partenaires en fonction des liens historiques tissés avec la France et des projets où il y avait adéquation entre les savoir-faire vendéens et les besoins du pays.
Les actions au Bénin : le secret, une logique de réseau
La coopération décentralisée ne demande pas d'efforts considérables au département. Tous les départements pourraient suivre le modèle vendéen et mettre en place des processus vertueux :
1) Faire revenir les élites et travailler avec elles;
2) Réduire l'exode rural. On part à la Ville d'où création de bidonville et émigration attirée par le mirage de la richesse des pays du Nord.
3) Empêcher l'assistanat de ceux qui travaillent en Europe. L'argent qu'ils envoient à leur famille ne sert pas au développement du pays.
4) Donner une indépendance alimentaire en faisant de la ruralité un atout. En effet, la première action sera d'aider l'agriculture.
La Vendée est entrée en contact avec le Bénin. Le conseil général a transféré des méthodes et un système de valeurs de ce qui a fait le "miracle vendéen" à l'échelle d'un pays. Il ne s'agit pas de donner une manne à des gens, mais de trouver les bons interlocuteurs qui prendront en charge un projet et qui seront formés et soutenus par les Vendéens. La première action fut axée sur la formation.
Chaque activité doit générer des bénéfices qui permettent de faire fonctionner l'organisation et de payer des salariés. C'est ainsi qu'il s'est créé :
1) Un réseau de maisons familiales rurales. Ces MFR forme en alternance des spécialistes de l'agriculture.
2) Une entreprise regroupant 1000 épouses de marins pêcheurs en association avec système bancaire.
3) Un atelier de réparation de moto et de cycle
4) Des centres de santé ruraux afin d'assurer la gestion des médicaments. Ceci demande la formations d'aides pharmaciens.
5) Le développement d'une mutualité agricole qui demande une révolution des mentalités.
Le secret de cette réussite (le modèle vendéen s'exporte très bien) : responsabilisation et autonomie. Ces caractéristiques demandent l'expérimentation directement sur le terrain (une fois le projet lancé, les ministères seront contactés) et la constitution de réseaux. Les acteurs de ce développement ne sentent plus seuls. Les associations créées sont regroupées dans une association plateforme centralisée par le Conseil général de la Vendée.
Les projets sont également suivis, accompagné et ajusté si nécessaire par le Conseil général. Cette coopération s'engager dans la durée. Le Conseil Général vient de prolonger le protocole pour une durée de 10 ans.
Cet ensemble d'actions permet pour le pays d'accéder à la civilisation par l'autonomie et la responsabilisation de chacun des habitants. Cette coopération décentralisée des collectivités locales peut offrir une voie d’avenir vers un co-développement efficace susceptible de contribuer à inverser les flux migratoires.
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Royalisme doit apparaitre comme un mot qui fédère







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