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Bretons et Vendéens

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"Le royalisme est une force avec laquelle il faudra compter dans l'avenir"

Jeudi 23 août 2007

C'est un roman au rythme lunaire, comme est solaire l'Odyssée. C'est un roman catholique et national au sens que s'y mêlent prophétisme armoricain et latinité chrétienne. C'est un roman de musiques antérieures où, comme chez Bernanos, du mal, surgit la grâce.

« Entre tapes amicales et coups de poings, ces gens là évoquaient une guerre dont il était admis qu'elle serait brève. De la guerre avec victoire en chantant, on passait aux bateaux à repeindre, aux femmes à reluquer, à la pêche au gros, vers terres neuves. »

Julien à 15 ans, une mère alcoolique et un père qui n'a gardé de son héroïsme en 14-18 que la violence. Solitaire et errant sous les lunes qui blanchissent la lande d'un arrière pays morbihanais, il est recueilli, entre deux braconnages, par le régisseur du château de la Bourlardaie. Ses escapades ne cessent pas pour autant, ni ses mélancolies d'enfant du siècle du Grand Maulne, ni ses angoisses d'adolescent promis à une guerre qui ne devais jamais arriver. La peinture sociale y est d'un grand intérêt : la ruralité française des années trente est un paysage de veuves ; la veulerie masculine du temps est à l'aune de la débandade en rase campagne qui se préparait.

La force de Le Quintrec, qui est d'abord un poète, c'est de fonder ses romans sur la polyphonie de l'écriture : contrepoint tout personnel en-dessus et en dessous une histoire qui se raconte le soir à la veillée; Le « fantastique » sans abus ni outrance et qui demeure dans l'ombre des calvaires, y est omniprésent : nous sommes bien en Bretagne.

Il y a de multiples voix dans ce roman qui fourmille de personnages nouveaux à chaque chapitre. Certains ne sont que des fantômes maléfiques ou des tentations surgies dans la brume des étangs. Il y a toujours, au vrai, quelque cousinage germanique dans ce romantisme aux accents gaéliques des plus à l'Ouest des Français. Le Quintrec n'y échappe pas. Ni à une sensualité vaporeuse, entre ivresse de lambig et de dentelles.

Les enfants de Kerfontaine n'a pas été écrit pour épater le lecteur, mais pour l'émouvoir et lui donner à penser. Traduisant l'âme d'un peuple, ce très beau livre s'inscrit tout naturellement dans une tradition littéraire, celle de Giono, Bosco ou Jean Yole, et dans les veines d'un Ernest Perochon ou d'un Marcel Arlan. Mais c'est dans son rythme narratif si original, c'est dans la verdeur de son style si enrichi de métaphores recueillies sur les lèvres de gens authentiques qu'il trouve sa propre musique, tantôt tonitruante comme un bagad à la parade, tantôt poignante comme un cantique breton, cet ancêtre du bleus... Le nouveau roman de Le Quintrec est à déguster d'urgence, surtout si c'est l'occasion de découvrir ce véritable écrivain au génie modeste, ou de redécouvrir, sous le romancier, le poète des côtes pelées et des abers charnus, le peintre des enclos du coeur, l'artiste du verbe aussi indifférent, par discernement, par vacarme des médias que ces derniers le sont, par sottise, à l'égard de son immense talent.


Les enfants de Kerfontaine

Charles Le Quintrec

Albin Michel 284 pages, 19 euros.


Article de Benoît Gousseau dans Politiques Magazines N°54


par Julien publié dans : Culture
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Mercredi 15 août 2007
Pie XI, pape,
pour perpétuelle mémoire

Les Pontifes romains Nos prédécesseurs ont toujours, au cours des siècles, comblé des marques particulières de leur paternelle affection la France, justement appelée Fille aînée de l'Eglise. Notre prédécesseur de sainte mémoire, le pape Benoît XV, qui eut profondément à coeur le bien spirituel de la France, a pensé à donner à cette nation, noble entre toutes, un gage spécial de sa bienveillance.

En effet, lorsque, récemment, Nos Vénérables Frères les cardinaux, archevêques et évêques de France, d'un consentement unanime, lui eurent transmis par Notre Vénérable Frère Stanislas Touchet, évêque d'Orléans, des supplications ardentes et ferventes pour qu'il daignât proclamer patronne principale de la nation française la bienheureuse Vierge Marie reçue au ciel, et seconde patronne céleste sainte Jeanne, pucelle d'Orléans, Notre prédécesseur fut d'avis de répondre avec bienveillance à ces pieuses requêtes. Empêché par la mort, il ne put réaliser le dessein qu'il avait conçu. Mais à Nous, qui venons d'être élevé par la grâce divine sur la Chaire sublime du Prince des apôtres, il Nous est doux et agréable de remplir le voeu de notre très regretté prédécesseur et, par Notre autorité suprême, de décréter ce qui pourra devenir pour la France une cause de bien, de prospérité et de bonheur.

Il est certain, selon un ancien adage, que le royaume de France a été appelé le royaume de Marie, et cela à juste titre. Car, depuis les premiers siècles de l'Eglise jusqu'à notre temps, Irénée et Eucher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui, de France, passa en Angleterre comme archevêque, Bernard de Clairvaux, François de Sales, et nombre d'autres saints docteurs, ont célébré Marie et contribué à promouvoir et amplifier à travers la France le culte de la Vierge Mère de Dieu. A Paris, dans la très célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé que dès le XIII siècle la Vierge a été proclamée conçue sans péché.

Même les monuments sacrés attestent d'éclatante manière l'antique dévotion du peuple à l'égard de la Vierge : trente-quatre églises cathédrales jouissent du titre de la Vierge Mère de Dieu, parmi lesquelles on aime à rappeler comme les plus célèbres, celles qui s'élèvent à Reims, à Paris, à Amiens, à Chartres, à Coutances et à Rouen. L'immense affluence des fidèles accourant de loin chaque année, même de notre temps, aux sanctuaires de Marie, montre clairement ce que peut dans le peuple la piété envers la Mère de Dieu et plusieurs fois par an la basilique de Lourdes, si vaste qu'elle soit, paraît incapable de contenir les foules innombrables des pèlerins.

La Vierge en personne, trésorière de Dieu de toutes les grâces, a semblé, par des apparitions répétées, approuver et confirmer la dévotion du peuple français.

Bien plus, les principaux et les chefs de la nation se sont fait gloire longtemps d'affirmer et de défendre cette dévotion envers la Vierge.

Converti à la vraie foi du Christ, Clovis s'empresse, sur les ruines d'un temple druidique, de poser les fondements de l'Eglise Notre-Dame, qu'acheva son fils Childebert.

Plusieurs temples sont dédiés à Marie par Charlemagne. Les ducs de Normandie proclament Marie Reine de la nation. Le roi saint Louis récite dévotement chaque jour l'office de la Vierge. Louis XI, pour l'accomplissement d'un voeu, édifie à Cléry un temple à Notre-Dame. Enfin, Louis XIII consacre le royaume de France à Marie et ordonne que chaque année, en la fête de l'Assomption de la Vierge, on célèbre dans toutes les diocèses de France de solennelles fonctions : et ces pompes solennelles, Nous n'ignorons pas qu'elles continuent de se dérouler chaque année.

En ce qui concerne la Pucelle d'Orléans que Notre prédécesseur a élevée aux suprêmes honneurs des saints, personne ne peut mettre en doute que ce soit sous les auspices de la Vierge qu'elle ait reçu et rempli la mission de sauver la France ; car d'abord, c'est sous le patronage de Notre-Dame de Bermont, puis sous celui de la Vierge d'Orléans, enfin de la Vierge de Reims, qu'elle entreprit d'un coeur viril une si grande oeuvre, qu'elle demeura sans peur en face des épées dégainées et sans tache au milieu de la licence des camps, qu'elle délivra sa patrie du suprême péril et rétablit le sort de la France. C'est après avoir reçu le conseil de ses voix célestes qu'elle ajouta sur son glorieux étendard le nom de Marie à celui de Jésus, vrai Roi de France. Montée sur le bûcher, c'est en murmurant au milieu des flammes en un cri suprême, les noms de Jésus et de Marie, qu'elle s'envola au ciel. Ayant donc éprouvé le secours évident de la Pucelle d'Orléans, que la France reçoive la faveur de cette seconde patronne céleste : c'est ce que réclament le clergé et le peuple, ce qui fut déjà agréable à Notre prédécesseur et qui Nous plaît à Nous-mêmes.

C'est pourquoi, après avoir pris les conseils de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Eglise Romaine préposés aux Rites, motu proprio, de science certaine et après mûre délibération, dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, par la force des présentes et à perpétuité, Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité.

De plus, écoutant les voeux pressants des évêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous déclarons avec la plus grande joie et établissons l'illustre Pucelle d'Orléans, admirée et vénérée spécialement par tous les catholiques de la France comme l'héroïne de la religion et de la patrie, sainte Jeanne d'Arc, vierge, patronne secondaire de la France, choisie par le plein suffrage du peuple, et cela encore d'après Notre suprême autorité apostolique, concédant également tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne.

En conséquence, nous prions Dieu, auteur de tous biens, que, par l'intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au ciel et sainte Jeanne d'Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l'Eglise Romaine ; qu'elle échauffe, garde, développe par la pensée, l'action, l'amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie.

Nous concédons ces privilèges, décidant que les présentes Lettres soient et demeurent toujours fermes, valides et efficaces, qu'elles obtiennent et gardent leurs effets pleins et entiers, qu'elles soient, maintenant et dans l'avenir, pour toute la nation française, le gage le plus large des secours célestes ; qu'ainsi il en faut juger définitivement, et que soit tenu pour vain dès maintenant et de nul effet pour l'avenir tout ce qui porterait atteinte à ces décisions, du fait de quelque autorité que ce soit, sciemment ou inconsciemment. Nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, sous l'anneau du Pécheur, le 2 du mois de mars de l'année 1922, de Notre Pontificat la première année.

par Julien publié dans : Actualité
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Dimanche 12 août 2007
Plus de 50 000 espèces végétales en voie de disparition sont identifiées dans le monde. Soucieux de la préservation du patrimoine biologique et conscient des menaces pesant sur les espèces végétales, Jean-Yves Lesouëf a eu l’idée novatrice de créer un jardin spécialisé dans le sauvetage des plantes en voie de disparition. Sa création a été décidée en 1975.

Le site, d’anciennes carrières, a été soigneusement remodelé pour créer des ambiances et des paysages différents. D’énormes quantités de terre végétale ont été apportées de façon à offrir la plus grande variété de microclimat et pouvoir y cultiver, multiplier et rediffuser ces plantes menacées.

Des kilomètres de sentiers longent des cours d’eau et un ruisseau au cours interrompu par des cascades, les sous-bois de hêtres et de châtaigniers, une serre et des bâtiments d’information, qui permettent au public de comprendre ce qu’il voit ou pas.

1 400 espèces en plein air et 600 en serres sont déjà conservées à Stang-Alar.



Adresse utile :
Conservatoire botanique national de Brest
Vallon du Stang-Alar - 29200 Brest
Tél. : 02 98 02 46 00
Renseignements pour les individuels : 02 98 02 46 00
Email :
cbn.brest@cbnbrest.com
Site web :  http://www.cbnbrest.fr/
Ouvert de 9 h à 18 h (en hiver), 19 h (à l’automne et au printemps) et 20 h (en été).
Le Conservatoire national botanique de Brest fête ses 30 ans. A cette occasion, l’exposition Plantes menacées, présentée à la Cité des sciences de La Villette est à Brest jusqu’au 15 octobre 2006.
par Julien publié dans : Culture
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Samedi 4 août 2007



 
 
Le travail de l’historien est plus que jamais nécessaire. Chasser le mensonge et éviter la transmission d’images d’Epinal qui nuisent tout autant à la recherche de la vérité.

Ce travail est bien mené, sans parti pris ni œillère, par Nathalie Meyer-Sablé...

Chouans et guerres de Vendée hantent encore notre histoire. A l’heure où tous les « génocides » sont dans l’air du temps, il est primordial de s’instruire sur ce sujet brûlant.

Portemont, le 3 août 2007

Source : http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article5171.php

 

Les éditions Ouest-France viennent d’ajouter un ouvrage de plus sur un des thèmes de prédilection de l’histoire de France avec un grand H : la chouannerie et les guerres de Vendée (1). C’est sous ce titre que Nathalie Meyer-Sablé, docteur de l’EHESS en histoire contemporaine et enseignante à l’université de Bretagne occidentale, s’est attachée à analyser ce vaste soulèvement de l’Ouest contre la République qui a embrasé les campagnes entre 1793 et 1799. Tout en globalisant l’insurrection, l’auteur fait bien la distinction entre la guerre de Vendée et le phénomène de la chouannerie qui débute réellement en 1795.

Cette guérilla qui toucha l’essentiel de la Bretagne sauf sa pointe ouest et s’étendit jusqu’à Alençon, fut plutôt le fait de groupes organisés royalistes et monarchistes qui harcelaient les armées des Bleus sous le commandement de chefs emblématiques dont le célèbre Cadoudal. La différence essentielle avec la Vendée, c’est que les chouans n’avaient qu’un soutien tout relatif dans la population. Tout l’inverse en Vendée où c’est quasiment tout un peuple qui se dresse. Plutôt que guerre de Vendée, mieux vaudrait-il parler de Vendée militaire. Un territoire fluctuant, des Sables-d’Olonne à Saumur, de 440 communes « touchées » par ces évènements terribles, où les communes de l’actuelle Vendée ne représentent que 32 % du théâtre des opérations, le reste se partageant entre la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et les Deux-Sèvres. Une levée en masse rejetée.

Pourquoi seul l’Ouest s’est-il soulevé si violemment contre la conscription de 300 000 hommes pour sauver la République aux frontières contre l’Europe des Monarques · Les raisons sont multiples. Il y a d’abord une immense frustration des paysans qui ont vu les riches bourgeois racheter tous les biens du clergé et truster tous les postes de députés. Quant à la « levée en masse », elle est également mal vécue. Les modalités du tirage au sort serviront de détonateur.

La répression contre les prêtres réfractaires et la méfiance vis-à-vis des assignats, soupçonnés d’être une « monnaie de singe » pour payer le grain, fera le reste.

(1) « La Chouannerie et les guerres de Vendée », de Nathalie Meyer-Sablé, iconographie de

Christian le Corre, éditions Ouest-France, 128 pages, 15,90 €. Ouest-France

par Le Chouan publié dans : Culture
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Samedi 4 août 2007
Créés entre 1645 et 1690, sous l’impulsion de leur propriétaire Thomas Bonneau, conseiller du roi, le parc et les jardins de Valmer ont défié les modes et le temps : leur plan et leur structure sont tels qu’au XVIIe siècle. Le château, lui, brûla en 1948.

Calés sur un éperon dominant la vallée de la Brenne, quatre niveaux s’étagent en terrasses selon deux directions, balcons successifs sur les champs et les collines griffées de vignobles vouvray.

Tout en bas, un potager clos de murs s’ordonne de manière classique, autour d’un bassin central.

Après de longues recherches botaniques, Alix de Saint-Venant et le jardinier Sébastien Verdière ont su créer un potager didactique composé de plantes potagères sauvages.

L’ensemble joue admirablement avec le paysage.



Adresse utile :
Château et jardins de Valmer
37210 Chançay
Tél. : 02 47 52 93 12
Fax : 02 47 52 26 92
Site web
http://www.chateau-de-valmer.com/principale.htm
par Julien publié dans : Culture
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Mercredi 1 août 2007

Bonjour,

Aujourd’hui l’avenir des traducteurs de brevet d’invention est menacé et Mr SARKOZY veut supprimer les traductions en français des brevets, et favoriser les entreprises américaines et les grosses entreprises du CAC40. 2000 traducteurs de brevet vont se retrouver sans travail, et les PME-PMI vont se retrouver contrefacteurs à leur insu, tout cela au nom de la croissance économique et du plein emploi. On nage en plein délire.

Je fais appel à vous pour apporter votre signature pour que nous puissions sauver notre profession et l’économie française et éviter un monopole américain (il va sans dire que malgré la suppression des coûts de traduction, lorsque vous achèterez un produit soumis au brevet, le prix d’achat sera identique, les consommateurs aussi seront les dindons de la farce).

 
Je compte sur votre signature, au lien suivant :

 
http://www.lapetition.be/petition.php?petid=217

 
Merci de votre soutien

 

Diffusez ce lien à tout votre entourage. Je suis obligée de résumer la situation, car elle est très complexe, mais vous pouvez visiter les sites de l’APROBI, du CNCPI, de Mr Claude Hagège, de l’Académie française, du conseil national des barreaux, en fait tout contre le protocole de Londres, qui n’est en fait que le miroir aux alouettes
par Courrier publié dans : Politique
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