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Bretons et Vendéens

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"Le royalisme est une force avec laquelle il faudra compter dans l'avenir"

Samedi 27 août 2005
 Le grand succès de la soirée d'illuminations et de pyrotechnie sur les douves du château de Lignières est encore dans toutes les mémoires, qu'un nouvel évènement fait à nouveau vivre cette magnifique construction de l'architecte Le Vau, dernière propriété capétienne appartenant encore à un capétien, S.A.R. le Prince Sixte Henri de Bourbon Parme! L'Université d'Eté 'Maxime Réal del Sarte' y tient pour la quatrième année consécutive ses quartiers d'été, et forme des étudiants royalistes, aux méthodes de l'analyse politique de l'Ecole de l'Action Française, et les invite à débattre des sujets contemporains avec des intervenants - souvent berrichons - de grande valeur.

Une cinquantaine de jeunes encadrés par une dizaine de responsables permanents, et formés par une vingtaine de spécialistes venus pour celà, suivent depuis le 23 août et jusqu'au 1° septembre, quatre cours dans la journée, une conférence dans la soirée, entrecoupés de visites de sites, de pauses sportives, de travaux personnels et d'une journée 'Portes Ouvertes', fort réussie, en ce samedi 27 août. Une session de Communication politique suivra jusqu'au 4 septembre, consacrée aux divers moyens de communication politique, avec des sociologues et des spécialistes, et notamment les animateurs du Comité pour le Lundi de Pentecôte.

La restauration de ces appétits ainsi aiguisée est sponsorisée notamment par deux entreprises du pays, soucieuses elles aussi de leur faire connaître et apprécier notre Berry: La société berruyère bien connue, RIANS, spécialiste des produits laitiers et des produits frais; le vigneron célèbre de Châteaumeillant, M. RAFFINAT et ses fils!

Au cours des enseignements, ont été notamment abordés l'Histoire politique du XX° siècle, la Méthode de l'Empirisme Organisateur, la Nation, les questions sociales en rapport avec la politique, les implications politiques et historiques de la démographie - et ses conséquences sur l'analyse stratégique -, la vision sociale du Cardinal Ratzinger, maintenant pape, S.S. Benoît XVI, les Mythes et réalités de la Mondialisation,  la présentation des débats économiques et sociaux depuis le début du XX° siècle, les Royalistes dans la résistance, l'Idée de la Civilisation, le Libéralisme politique et philosophique, le Libéralisme économique, la Décentralisation, L'Europe après l'échec du Traité constitutionnel européen, la recomposition du Monde Slave et l'avenir géopolitique de la Russie, la notion et le rôle du Patrimoine, etc.

Ces heures studieuses étant entrecoupées de pauses plus détendues, consacrées, par exemple, à Sainte Jeanne de France et Lignières, à l'écrivain tourangeau et berrichon A.D.G., à l'humour grincant de l'écrivain Léon Bloy, au château de Béthune, à la Chapelle d'Angillon, ou à des visites (Lignières, la chapelle de Sainte Jeanne de France, Bourges, les illuminations de Bourges, etc.), ainsi qu'une présentation - dégustation de vins du Berry, organisée par une oenologue charmante et réputée!

Une journée 'Portes ouvertes' avec une commémoration des journées de la Libération, au Monument aux morts de toutes les guerres, à Saint Hilaire, a permis aux étudiants de retrouver leurs interlocuteurs maintenant habituels dans le pays, autour d'un déjeuner, d'allocutions, et enfin, d'un pot rassemblant tous les visiteurs et participants autour du Prince qui les recevait, avec son habituelle bonne grâce et sa gentillesse sans limite.
par es jeunes de l'Université Maxime Réal del Sarte publié dans : Politique
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Jeudi 25 août 2005
  Aujourd’hui, malgré les efforts des militants monarchistes de toutes tendances, le royalisme semble presqu’invisible aux yeux de nos contemporains, baignés dans l’ambiance distractionnaire de la société de consommation, jadis rebaptisée (avec une certaine prescience) “consom-nation” par Louis Pauwels.

Cela se traduit par une marginalisation évidente dans le paysage politique français, aujourd’hui monopolisé par les tenants du “tout démocratique” et du “politiquement correct”. Cette situation gêne la perception des idées royalistes, trop souvent limitée, dans l’esprit de nos concitoyens, à quelques mondanités ou à des anecdotes, mélanges d’activisme et de folklore...


       Nécessité pour la nation

Pourtant, au moment où la Ve République doit affronter les défis de la globalisation et de la logique globalitaire (néolibéralisme, idéologie consumériste, démocratisme élitaire...), au moment où les intelligences les plus vives ressentent un “malaise de civilisation” (prémisses d’une crise ?), l’idée d’une instauration monarchique, si elle apparaît certes lointaine (autant dans le passé que pour l’avenir), doit revenir dans le champ des possibles : la monarchie, au regard des données politiques et institutionnelles actuelles, reste (et sans doute, de manière plus précise, redevient) nécessaire pour notre nation aujourd’hui moins sûre d’elle-même et fragilisée par des forces externes (diplomatie états-unienne, règlementarisme européen...) et internes (ethno-nationalismes séparatistes, communautarisme religieux ou sociologiques,...)

La Ve République pensait avoir résolu le problème des institutions en “monarchisant” la République (hommage du vice à la vertu, diraient certains...) mais cette monarchie incomplète qui, en fait, semble plutôt avoir été, du temps du général De Gaulle, une forme française de “monocratie”, est aujourd’hui largement remise en cause par les diverses réformes constitutionnelles de ces dernières années, mais aussi par les diverses cohabitations qui se sont succédé depuis 1986 (trois en quinze ans).

Quand nous évoquons la “monarchie nécessaire” nous la définissons d’abord comme un pouvoir “héréditaire” ou, plus justement successible, résumé par la formule traditionnelle Le roi est mort, vive le Roi. Comme le souligne Daniel de Montplaisir dans son ouvrage récent La Monarchie, « au regard de l’institution royale, l’hérédité constitue le mode normal d’accession au trône mais non au sens d’héritage patrimonial. Certains légistes considéraient que la Couronne n’était pas vraiment héréditaire mais plutôt statutaire. Car l’héritier la recueille selon la loi et ne peut en disposer à sa guise » (1).


       Échapper au “choix”

Ce mode de succession apparaît comme la règle la plus simple, filiale et familiale, mais elle est difficile à faire admettre ou, simplement, à faire comprendre aujourd’hui où tout semble devoir être soumis à un “choix” (“pourquoi lui et pas moi ?”, “il faut choisir le meilleur” etc..) Sans doute est-ce une résultante de l’individualisme de masse, distillé et conforté par la démocratie marchande, dont Bernanos disait qu’elle était le meilleur instrument du capitalisme anonyme et anarchique.

N’hésitons pas à aller à contre-courant des idées reçues et des conformismes : l’hérédité est, non seulement le symbole, mais aussi le principe fort et actif de la Monarchie “à la française”. Ainsi, par cette succession institutionnelle du père au fils, la plus simple qui soit, le Roi, et l’État qu’il incarne le temps de son règne, échappent au “choix” : le roi n’a pas choisi de l’être, comme il n’a pas choisi de naître là, à un moment donné, fils de roi, donc appelé, statutairement, mécaniquement et naturellement, à ceindre, un jour, la couronne. Cela ne lui donne pas de droits mais lui fixe des devoirs, dont le premier est d’assumer sa charge monarchique, le jour venu.

Ce mode de succession a donc quelques forts arguments à faire valoir. Roland Mousnier mettait en avant l’argument historique : « L’hérédité n’a jamais produit une succession de rois aussi médiocres que celle des présidents de la IIIe République française (à une ou deux exceptions près), ce qui s’est terminé par l’effondrement de juin 1940, la plus grande catastrophe de l’histoire de France » (2).


       La notion de service

Paul Vaute, à la suite de Gustave Thibon, avance des arguments plus psychologiques : « Le Roi est, en quelque sorte, consubstantiel à l’État [...] La monarchie gardienne des réalités humaines, repose sur la plus humaine des réalités : “Cette réalité que chacun peut constater, suggère Philippe du Puy de Clinchamps, est qu’il est du propre de l’homme, à de très rares exceptions près, de désirer transmettre à ses fils un héritage non seulement conservé, mais encore enrichi et mieux adapté aux nouvelles conditions posées par le temps qui a coulé [...] De cette évidence très charnelle découlent toutes les lois non écrites du royalisme” (3) » (4).

Il apparaît donc que la notion de “service” est au cœur même de la Monarchie royale, par le principe même de la succession héréditaire. Jean Jaurès évoquait, en une formule abrupte, mais en définitive réaliste et, tout compte fait, avantageuse, « l’égoïsme » royal qui forçait le roi à agir dans le sens de l’intérêt public et national.


       Visage humain

Mais cela veut-il signifier que le monarque est toujours à la hauteur de sa charge ? Cela serait présomptueux et le royalisme n’est pas un charlatanisme électoral ou une “idéologie de la perfection” de l’homme nouveau et parfait, “total”... La monarchie est au contraire la reconnaissance, la prise en compte et parfois la pratique même des insuffisances humaines. L’homme est faillible, et le roi, comme tout homme, l’est, et il sait que les autres le sont : “il fait avec”, comme dit la formule. Il ne cherche pas à forger comme les totalitarismes ou les utopismes, un homme idéal ou, même, un monde idéal, il agit dans le sens de l’intérêt général, au-delà des particularismes et des individualismes et il ne peut que conserver l’humilité devant la nature et les faiblesses des personnes.

Un autre avantage de la succession héréditaire de la Couronne, c’est son caractère d’”anti-compétition”, comme le souligne Paul Vaute : « Une personne – mais aussi un couple, des enfants, une dynastie – dont le pouvoir n’est pas le fruit d’une lutte politique, qui n’a pas été fabriquée par l’état-major d’un parti, qui n’a pas percé à grands coups de marketing, qui ne peut être identifiée à un groupe social, un milieu culturel ou une région, qui défend en tout et toujours le bien commun : tel est le Roi. Il n’est pas nécessairement parfait – nul ne l’est – mais il n’est pas un parvenu. Il offre un visage humain bien nécessaire, indispensable même, à ces monstres froids que sont devenus les États dans le monde contem- porain » (5).

Détaché, de par son principe même, des contingences électorales, l’État royal préserve sa liberté d’action au sommet des institutions et, donc, peut au mieux assumer son rôle arbitral et s’imposer, pacifiquement, à tous comme garant suprême de la loi et des libertés publiques. Souvenons-nous de ce jour de février 1981 où le roi Juan Carlos, seul face à la caméra, son fils, le prince héritier, non loin de lui, en un discours d’une petite minute, a su désamorcer le coup d’État fomenté par des activistes militaires. S’il avait été l’élu d’un camp contre un autre, sa parole aurait-elle eu le même poids et le même impact ? On peut sérieusement en douter ! D’autres exemples, plus récents, en Thaïlande, au Maroc ou en Jordanie, confirment ce caractère d’”arbitrage suprême” de la monarchie, fût-elle elle-même “constitutionnelle”.


       Un État “dégraissé”

De plus dans le cadre d’une “Monarchie active”, celle que Charles Maurras n’a cessé d’appeler de ses vœux et celle qui nous apparaît comme le moyen d’un équilibre institutionnel viable, le Roi apparaît comme l’incarnation d’un État libre, non pas étatiste, mais souverain et “allégé” d’un certain nombre de tâches rendues aux régions, aux administrations ou aux forces économiques.

Cet État “dégraissé”, « cet État aux chairs fermes », selon l’expression du sociologue Eric Denmat, s’avère alors la meilleure incarnation politique de la nation et de son unité.

Alors qu’en République, fût-elle “monarchique”, la décentralisation n’est pas toujours contrôlée au mieux et devient le “tremplin des féodaux”, elle trouve en la monarchie un État fédérateur, point d’unité et d’ancrage des régions à la nation et garantie des libertés provinciales. Alors que la République craint les États dans l’État, la monarchie, véritable trait-d’union entre les communautés de la nation, n’hésite pas à libérer les énergies et, surtout, à les ordonner pour l’intérêt commun.

Par la succession héréditaire, la monarchie inscrit son œuvre dans la durée et permet une politique à long terme. Elle accompagne le temps sans le dépasser, elle en fait un allié quand la République use les gouvernements et les présidences en quelques années... Cette maîtrise politique du temps assure ainsi la possibilité du renouvellement du personnel dirigeant, sans rupture brutale, comme on peut le constater aujourd’hui dans les monarchies marocaine ou jordanienne, par exemple.

D’autre part, la succession, le plus souvent prévisible par la simple connaissance des règles de succession du royaume, permet la préparation du futur souverain au “métier de roi”. Quand en République, les politiciens s’épuisent à conquérir le pouvoir, le futur roi, en monarchie, s’occupe à apprendre son métier, l’esprit libre et sans nécessité de manœuvre...


       Prendre son temps

Dans un monde de plus en plus “pressé”, la monarchie offrirait à notre temps l’avantage de “pouvoir prendre son temps”. Elle rendrait aussi au Politique (aujourd’hui écrasé par l’Économique) sa dignité et son efficacité, sa fonction d’assurer la sûreté, la justice et les libertés. Sans être une solution miracle, elle permettrait à la France, puissance moyenne mais d’influence et d’équilibre, de retrouver les moyens de sa politique et le temps nécessaire pour l’assumer...

Reste à “faire la Monarchie”, tâche rude mais devant laquelle toute personne soucieuse de l’unité française et des libertés publiques ne peut s’abstenir. Conquérir peu à peu le “champ des possibles” commence par un travail humble de réflexion et d’action, par le service des autres et la diffusion des idées royalistes.

Et ne perdons pas de vue les Princes qui incarnent, non pas nos seules espérances, mais celles des générations françaises à venir...

*                                                                      Jean-Philippe Chauvin*
(1) Daniel de Montplaisir : /La Monarchie/. Éd. Le Cavalier Bleu, 128 p, 2003.

(2) Roland Mousnier : /Monarchies et royautés de la préhistoire à nos jours/. Librairie académique Perrin, Paris,1989.

(3) Philippe du Puy de Clinchamps : /Le Royalisme/. Presses universitaires de France (Que Sais-je ?) n° 1259, 1967

(4) Paul Vaute : /Voie royale/. Éditions Mols (Belgique), 1998.

(5) Paul Vaute, Ibidem.

 

par Jean Philippe Chavin publié dans : Politique
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Mardi 9 août 2005

Le Choeur Montjoie Saint Denis vient d'enregistrer un nouveau CD sur les Guerres de Vendée qui s'intitule " Vendée 1792-1796". Il s'agit d'un disque compact de 72 minutes accompagné d'un livret de 52 pages en couleurs, avec les textes des chansons, des notices historiques et des illustations.

Entre le décret du 27 mai 1792 ordonnant la déportation des prêtres réfractaires et la mort de Charette le 26 mars 1796, la France a perdu avec son Roi et sa Reine, un nombre inestimable de ses enfants. Pour la seule grande guerre de l'Ouest, près d'un demi-million de personnes (blancs et bleus confondus) furent massacrées dans ce qu'il faut bien appeler un véritable génocide. Devenue "province martyre", la Vendée et nombre de ses fils gagnèrent la saintenté par la fidèlité dans l'épreuve et la résistance populaire face à la barbarie totalitaire.
Jean-Romée Charbonneau

A commander au Choeur Montjoie Saint Denis, "Chez Valérie", 21 rue Campagne Première, 75014 Paris
au prix de 18EUR +4EUR de port.
Nous vous invitons vivement à faire l'acquisition de cette nouvelle oeuvre du Choeur Montjoie Saint Denis.

par jrap publié dans : Actualité
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Lundi 8 août 2005
La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau. Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma.. tous est analysé par des grandes plumes.
A commander avec une chèque de 15€ à la nouvelle Revue Universelle, 7 rue Constance, Paris 18ème
par jrap publié dans : Actualité
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Lundi 8 août 2005
Le momument privé des Mathes à St Hilaire de Riez où fut tué Louis de la Rochejaquelein le 4 juin 1815, est menacé par un projet de lotissement autour de celui ci. Si se projet se faisait, le momnument  serairt entouré par un lotissement et ne représenterait plus aucune valeur historique et culturel..
Réagissons.. et sauvons ce monument. Demandons un projet qui pourra l'inclure dans l'environnement.
publié dans : Histoire
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Jeudi 4 août 2005

"Opération Boomerang" d'Yves Perrin

 

La politique internationale remise dans les rails du politiquement incorrect, voici un roman digne de Vladimir Vokoff. Yves Perrin donne une vision juste et bien documentée des conflits internationaux et des situations qui montrent que la fiction peut être proche de la réalité. C e roman d'espionnage est à lire.

Tous les ingrédients  sont réunis pour passionner. L'action se passe dans la Russie d'aujourd'hui et au Moyen Orient livré au Djihad. Un attentat meurtrier en Tchétchénie provoque une riposte machiavélique " comme un boomerang". Deux espions de haut niveau, Alek le chrétien et Yesset le musulman sont confrontés à leur devoir et à l'amitié qu'ils éprouvent. Leur relation quasi fraternelle conduira à un dénouement inattendu.

Un vrai roman d'espionnage, un roman sur l'amitié,  bien écrit dans un style sobre et clair,  passionnera tous ceux qui s'intéressent  à la géopolitique, au terrorisme et à son corollaire islamiste. Un livre où la fiction  rejoint l'actualité.

Edition Thélès, 17,90€

par jrap publié dans : Actualité
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