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Bretons et Vendéens

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"Le royalisme est une force avec laquelle il faudra compter dans l'avenir"

Mardi 27 juin 2006
"Reuzeudic bras eo bout gwanet : bout gwanet ne ket mezuz ; Nemet plaga d'ar skraberien, evel tud lent ha kabluz"
Il est bien douloureux d'être opprimé, mais d'être opprimé  n'est pas honteux; il n'y a de honte qu'à se soumettre  à  des brigants comme des lâches et des coupables".
Extrait du Chant "les Bleus" tiré du Barzaz Breiz. 
par jrap publié dans : Société
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Lundi 26 juin 2006


Ils sont élus européens de l'UMP, du Parti socialiste, de l'UDF et des Verts. Le 14 juin vers midi, dans la torpeur générale de l'hémicycle du Parlement de Strasbourg, ils ont voté "pour" une résolution exigeant que la France remette la Constitution européenne telle quelle sur les rails de la ratification dès 2007. Pire, ils ont voté "contre" un amendement qui rappelait la règle de l'unanimité pour la ratification et les invitait à exprimer leur respect pour le résultat des référendums français et néerlandais. Et dire que dans quelques mois, ces partis demanderont de nouveau la confiance du peuple...

 par CHRISTOPHE BEAUDOUIN.
www.observatoiredeleurope.com

 

Encore un vote passé inaperçu. Nulle part vous n'en trouverez mention ni commentaire. De deux choses l'une, soit nous sommes dans un système politico-médiatique réellement verrouillé où journalisme signifie complaisance, soit le niveau de déliquescence morale et politique dans notre pays est tel, qu'on se contrefout du Parlement européen, de ce qu'y font ou n'y font pas les élus des partis de M. Sarkozy et de Mme Royal.  Ce n'est pourtant pas rien, ce qui s'est produit, dans l'hémicycle du Parlement de Strasbourg, le 14 juin en fin de matinée, ainsi que nous vous en rendions compte quelques heures après (article).

Les députés européens étaient appelés à voter sur une proposition de résolution "Leinen" (du nom du Président de la Commission des "Affaires Constitutionnelles" (AFCO) - parce qu'en effet il y a des "affaires constitutionnelles" dans cette Union sans Constitution..)  relative à la seconde phase de la période dite de "réflexion" sur l'avenir institutionnel de l'Union.  Ce qui est extraordinaire dans le texte de cette résolution, comme d'ailleurs dans l'attitude des dirigeants européens depuis que le premier pays a dit "non", c'est la plus complète ignorance du droit des Traités. Comme si, ayant perdu ces deux référendums mais étant toujours aux commandes, ils pouvaient s'abstenir d'en tirer les conséquences juridiques qui, elles, relèvent de l'objectivité. 

  • Situation juridique du Traité dont la ratification est rejetée 

Il faut en effet d'abord se référer à la Convention de Vienne du 23 mai 1969 qui fixe le droit des traités - et les traités européens n'y font pas exception - pour comprendre ce que devient légalement un traité dont l'un des États signataires n'a pas ratifié.

L'article 14 de la Convention intitulé "Expression, par la ratification, l'acceptation ou l'approbation, du consentement à être lié par un traité" dispose : "1. Le consentement d'un État à être lié par un traité s'exprime par la ratification: a) lorsque le traité prévoit que ce consentement s'exprime par la ratification ; b) lorsqu'il est par ailleurs établi que les États ayant participé à la négociation étaient convenus que la ratification serait requise; c) lorsque le représentant de cet État a signé le traité sous réserve de ratification; ou d) lorsque l'intention de cet État de signer le traité sous réserve de ratification ressort des pleins pouvoirs de son représentant ou a été exprimée au cours de la négociation".

Pour savoir si le traité de Rome de 2004 entre dans au moins l'une de ces hypothèses, il faut donc, comme nous y invite la Convention de Vienne, se reporter à ses dispositions finales relatives aux "Ratification et entrée en vigueur", (article IV-447) qui stipulent : "1. Le présent traité est ratifié par les Hautes-Parties Contractantes, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives (...) 2. Le présent traité entre en vigueur le 1er novembre 2006, à condition que tous les instruments de ratification aient été déposés (...)"  
Ainsi, comme tous les traités européens, le traité établissant une constitution européenne exigeait bien une ratification "par les Hautes Parties Contractantes" ni plus, ni moins, lesquelles sont les États signataires au nombre de 25. Ce sont donc 25 ratifications, pas plus et pas moins, que le traité lui-même exige, conformément à la Convention de Vienne citée plus haut, pour entrer en vigueur, autrement dit : l'unanimité.
Où lit-on autre chose que cette exigence de ratification à l'unanimité ? Nulle part. Le traité a-t-il prévu le cas de rejet de ratification par au moins l'un des États ? Oui. Et que prévoit-il ? La déclaration (n°30) annexée à l'acte final précise que « si à l'issue d'un délai de deux ans [...], les quatre cinquièmes des États membres ont ratifié ledit traité et qu'un ou plusieurs États membres ont rencontré des difficultés pour procéder à ladite ratification, le Conseil européen se saisit de la question ». En aucun cas, cette déclaration ne dit que quatre cinquièmes des États ayant ratifié, cela suffirait pour l'entrée en vigueur du Traité s'il prend la fantaisie au Conseil européen d'en décider ainsi ! Elle dit que le Conseil se réunit pour étudier la situation dans l'hypothèse où justement, on s'apercevrait que l'unanimité requise ne pourra être réunie. En l'occurrence, les "difficultés" sont apparues bien avant que quatre cinquième des États aient eu l'occasion ratifier.
Ainsi, en conséquence du "non", dans un système démocratique, les gouvernants des pays concernés auraient dû d'abord retirer du Traité la signature de leur État, ce que ni les dirigeants français, ni les dirigeants néerlandais n'ont fait. Ensuite, le premier "non", celui de la France le 29 mai, qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, aurait dû stopper net le processus de ratification dans le reste de l'Union. Or, sur les quinze ratifications déjà effectuées, six ont eu lieu après cette date, comme si de rien n'était. Enfin, il aurait fallu effacer de centaines de résolutions, directives, règlements, recommandations, avis, la référence au Traité constitutionnel.  Au contraire, tout se passe une fois encore comme si le Politique était au dessus de la Loi, sous prétexte que c'est lui qui l'a faite. 

  • Recommencer sans le peuple

  En ignorant délibérément le droit, ces élus s'assoient sur ce dont ils procèdent eux-mêmes et que la loi devait préserver : la démocratie. Voilà un an que la plupart d'entre eux chantent un discours qui trahit un véritable refus du résultat référendaire. Une non-acceptation du "non" pourtant acquis démocratiquement et à l'issue d'un référendum dont la légalité a été confirmée quelques jours plus tard par le Conseil constitutionnel. Ce serait un "malentendu", "une erreur" des Français selon Giscard - qui lui n'en fait jamais -  parce qu'on les a trompés alors que "c'est très mal de mentir aux Français, surtout en campagne électorale" comme affirmait au récent sommet de Bruxelles le Président Chirac, qui en connaît en effet un rayon sur la question. 
Leur objectif est donc de trouver à tout prix un moyen de contourner ce vote populaire qu'on attendait pas et dont on remet ouvertement en cause la légitimité. Imagine-t-on M. Giscard d'Estaing, déçu (déjà) du vote des Français, refusant de céder la place à M. Mitterrand élu en 1981 ? Ou une majorité sortante battue - comme c'est le cas à toutes les élections législatives depuis 30 ans  - refusant de laisser les nouveaux députés prendre place au Palais Bourbon ? Un an après le "non", nous en sommes pourtant là : les 29 mai et 1er juin ne seraient que de regrettables incidents, sans rapport avec le formidable "texte" européen mais plutôt avec le regrettable "contexte" national, sur le chemin incontournable de la ratification  Quoi de plus facile que de recommencer le processus de ratification en passant cette fois par la voix du Parlement, évidemment plus docile, assurant le reste de l'Europe d'un "oui" parlementaire qui tente de faire oublier le "non" des Français ?
Ainsi par cette résolution massivement votée et qui continue de faire référence en tête de ses "considérants" au Traité constitutionnel rejeté, le Parlement européen entend entraîner les autres institutions de l'Union, en particulier le Conseil et la Commission, à le remettre sur les rails de la et ce, au plus tard au second semestre 2007. La date n'est naturellement pas choisie au hasard. Par l'expression "dès que le calendrier politique le permettra", les élus européens ne font guère mystère de leur espoir que l'ère Chirac enfin refermée (combien d'entre eux membres de l'UMP doivent leur siège à Chirac d'ailleurs ?) , le Président Sarkozy ou la Présidente Royal fasse ratifier le projet par la France sans égratignure.

  •   Soutien au traité établissant une Constitution

Chaque considérant, chaque point de la résolution ou presque est un incroyable affront à la réalité et au choix des Français. Au premier rang de cette déclaration solennelle, le Parlement européen, députés français de l'UMP, socialistes, de l'UDF et des Verts inclus "réaffirme, d'une part, son engagement à parvenir, sans retard excessif, à une formule constitutionnelle pour l'Union européenne et, d'autre part, son soutien au traité établissant une Constitution pour l'Europe" A la trappe donc, le droit des traités, le suffrage universel et la démocratie !  Après ce grand balayage de Printemps, le même Parlement hausse le ton. Il "met en garde contre toute tentative de détricoter le compromis global réalisé dans le traité, car cela remettrait gravement en question le projet politique européen et créerait le risque d'une Union affaiblie et divisée" 

  • Contre la "ratification à l'unanimité" et "le choix démocratique de la France et des Pays-Bas"

Pire, les députés de l'UMP, de l'UDF, du PS et des Verts au Parlement européen vont plus loin encore dans le déni de droit et le déni de démocratie. Ensemble, ils ont voté "contre" un amendement qui 1. rappelait l'exigence juridique d'unanimité des États pour la ratification du Traité, 2. exprimait solennellement son "respect" pour les votes français et néerlandais. Cet amendement (n°13), déposé par le Danois Jens-Peter Bonde et le Français Patrick Louis (MPF) proposait au Parlement européen de mettre en tête de sa résolution deux affirmations simples, par lesquelles il "rappelle que le "Traité établissant une Constitution pour l'Europe" signé à Rome le 29 octobre 2004 ne peut être appliqué sans ratification à l'unanimité, et exprime solennellement son respect pour le choix démocratique de la France et des Pays-Bas d'avoir voté "non" à 54,9 % et 61,6 % respectivement ;" 

Le piège politique tendu par cet amendement a donc fonctionné. Par idéologie pure, l'UMP, l'UDF, le PS et les Verts y ont sauté à pieds joints. Ils ont non seulement voté "pour" la résolution Leinen, mais ils ont d'un seul homme voté "contre" ces quatre petites lignes appelant innocemment au respect du droit des traités et du résultat référendaire, c'est à dire contre le principe juridique d'unanimité inscrit dans tous les traités européens et contre "le choix démocratique de la France et des Pays-Bas" ! En votant pour cette résolution et contre cet amendement, ils ont dit haut et fort qu'ils n'entendaient respecter ni le droit international, ni le vote populaire de près de 16 millions de Français...

  • L'idéologue a toujours raison

Voici donc un "Parlement" qui menace, interdit solennellement que l'on touche une virgule au texte rejeté par le suffrage universel et exige qu'il soit de nouveau dans les tuyaux en 2007. Gardienne du temple européiste contre ces peuples qui votent mal, la majorité au Parlement européen nous apporte une fois de plus la démonstration de ce qu'est l'européisme : une idéologie, qui comme toutes les idéologies a toujours raison, contre les faits, contre les chiffres, contre l'expression démocratique. Si un évènement contredit l'idéologie, les idéologues vous expliquent qu'elle n'a pas été bien appliquée. Si l'Union européenne ne marche pas, que l'euro est un échec etc. c'est qu'il faut aller plus loin dans l'intégration. Si la France et les Pays-Bas ont rejeté l'Europe de la Constitution, c'est qu'ils se sont trompés, qu'ils n'ont pas compris le merveilleux avenir qu'elle leur promettait. Voilà comment ils fonctionnent.

L'idéologue a raison envers et contre tout. Aucun argument proposé, aucune évidence mise sous ses yeux, aucun appel au bon sens n'y suffit. Nous sommes bien placés pour le savoir, ils n'attirent sur leurs auteurs que suspicions, remontrances et excommunications. 
On serait tenté, avec Marie-France Garaud de dire aux élus du peuple, à commencer par le premier d'entre eux, que s'ils ne se sentent plus capables de représenter la France depuis le 29 mai 2005, c'est à dire de porter les messages du "non" Français - ce qui signifie 1. l'accepter (ce qu'ils ne font pas), 2. le comprendre (ce qu'ils n'essayent pas) ; 3. l'endosser pour y répondre (ce qu'ils ne veulent pas), alors il faut tout simplement qu'ils s'en aillent.

http://alain.kerherve.free.fr/breve_230606a.htm#debut

par jrap publié dans : Politique
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Dimanche 25 juin 2006

au sujet de l'organisation d'une rave-party dans le Morbihan

Depuis quelques semaines les média ont largement rapporté les polémiques suscitées par l'organisation d'une rave-party dans notre département.
Jusqu'à présent les querelles ont porté essentiellement sur le choix du lieu où elle pourrait être organisée.
Les agriculteurs refusent que leurs terres soient réquisitionnées. On comprend bien qu'ils ne souhaitent ni que leur outil de travail soit vandalisé ni que le fruit de leur labeur soit ruiné en 48 heures. Le monde paysan connaît suffisamment de difficultés pour n'avoir pas à supporter cette épreuve supplémentaire.
Le choix de l'aérodrome de Meucon pose d'autres difficultés et rencontre d'autres oppositions.
Toutefois, par delà la défense des intérêts légitimes de chacun, personne ne semble s'interroger sur les questions de fond qui m'apparaissent pourtant bien plus préoccupantes.
Tout le monde connaît la nature de tels rassemblements et les débordements auxquels ils donnent lieu.
Accepter la tenue d'une rave-party consiste à organiser, pour le profit de quelques-uns, et aux frais des contribuables, une zone de non-droit au cœur de laquelle toutes les déviances et tous les trafics sont favorisés.
Accepter la tenue d'une rave-party, ce n'est pas seulement mettre en péril l'écosystème : les premières victimes sont les jeunes eux-mêmes. Les accidents mortels dus à la consommation de substances illicites endeuillent fréquemment les manifestations de ce genre et les conséquences néfastes sur la santé physique et psychique des participants sont innombrables.
Accepter la tenue d'une rave-party, c'est banaliser la violence et soumettre à de graves dangers une jeunesse en manque de repères et de valeurs.
La liberté de s'amuser inclut-elle la liberté de se dégrader et de se détruire ?
Notre société n'a-t-elle rien d'autre à proposer à sa jeunesse ?
J'invite toutes les communautés chrétiennes du Diocèse à se montrer attentives aux jeunes, à multiplier les occasions d'entrer en contact avec eux et à être à l'écoute des problèmes et des difficultés qui sont les leurs.
A la demande de nombreux parents, un temps de prière et d'Adoration sera organisé pendant toute la durée du Teknival à la chapelle de la Maison du Diocèse où le Saint Sacrement sera exposé du samedi 1 er juillet à 20 h au dimanche 2 juillet à 19 h.
J'invite aussi toutes les communautés religieuses, les maisons de retraite de prêtres, et les paroisses éloignées de Vannes à porter cette intention dans leurs prières.

+ Mgr Raymond CENTENE

Evêque de Vannes

Le 20 juin 2006

par jrap publié dans : Politique
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Vendredi 23 juin 2006


À l'occasion du festival Les Rencontres du fleuve, maville.com vous propose d'exposer vos plus belles photos de Loire ! (A l’adresse suivante : nantes@maville.com)

Les Rencontres du fleuve vont faire vibrer les bords de Loire, de Nantes à Saint-Nazaire, via Ancenis, du 24 juin au 2 juillet.

Bateaux du patrimoine, embarcations modernes, concerts, art de la rue, visites découverte, spectacle pyrotechnique, pique niques en bord de Loire…

Du 24 juin au 02 juillet sur les bords de Loire, assistez à la première édition du festival, Les Rencontres du Fleuve.

Manifestation gratuite, ouverte à tous les amoureux de la Loire-Atlantique.
par jrap publié dans : Actualité
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Jeudi 22 juin 2006
Les travaux place Royale ont commencé, "c’est l’un des principaux chantiers d’embellissement du centre-ville qui entre en phase active."

Nous  informons  les habitants de l'agglomération que dans le cadre du réaménagement du centre-ville,  la place Royale va être restructurée et ce pour une période de 3 mois, soit jusqu'au vendredi  8 septembre.
 
Pour cette période, les travaux nécessiteront :

- La mise en circulation partielle de la Place
- L'accès à la rue Crébillon et à la place Graslin se fera par les rues de la Fosse et de Guérande
- Le sens de circulation sera inversée rue de Guérande
- L'accès depuis la Place des rues Vieilles Douves et Saint-Julien sera interdit.

 


 

À la fin des travaux, premier trimestre 2007, la nouvelle place Royale prendra la forme d’un vaste plateau piétonnier, au sud, mettant la fontaine en valeur.

par jrap publié dans : Actualité
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Mardi 20 juin 2006

La bataille des Mattes avait été fatale à Louis de La Rochejacquelein. Deux stèles l'évoquent. L'association Royaliste  et Légitimiste de Vendée est inquiète pour leur devenir.

 Le conferencier Louis Christian Gautier, jacques Rouillon et les membres de l'ARLV veulent sauver le cadre de ce monument

 

  L'endroit semble n'avoir guère changé en deux siècles. À l'ombre des arbres qui les cernent, deux stèles rappellent des instants beaucoup moins paisibles pour ce petit bout terre à proximité du marais. Ici est mort au combat, le 4 juin 1815, Louis de La Rochejacquelein, l'un des chefs d'une armée royaliste levée dans un sursaut des Guerres de Vendée.

 Assis sur la plus imposante de ces stèles, l'historien Louis-Christian Gautier évoquait samedi ce fait historique. L'Angleterre soutenait, avec un débarquement de munitions, l'arrivée du royaliste Louis de la Rochejaquelein. Quelques jours avant, plusieurs nobles locaux et des partisans royalistes s'étaient regroupés, environ 13 000 hommes à Croix-de-Vie le 14 mai. Mais le débarquement d'armes anglais, 2 000 fusils, 30 000 cartouches, un canon, s'avéra insuffisant. Le 16 les forces impériales contre-attaquent puis se replient sur Les Sables. Mais de Napoléon-ville (La Roche-sur-Yon) le général napoléonien Travot mène ses troupes vers la côte.

La Rochejacquelein et ses hommes attendent un deuxième débarquement d'armes pour la fin du mois de mai. Mais à L'Aiguillon-sur-Vie, 200 d'entre eux sont tués. Nouvelle défaite des royalistes à Aizenay les 20 et 21 mai contre des troupes impériales inférieures en nombre mais supérieure en équipement et stratégie. Les armes et les canons sont débarqués dans le havre de vie le 1er juin, mais les forces impériales investissent Saint-Gilles. Le 4 juin nouvel affrontement entre les forces impériales du général Estèves et celles de La Rochejaquelein qui commet l'erreur de sortir du marais où il avait l'avantage du terrain et la supériorité numérique. Le chef de ce soulèvement sans commune mesure avec l'élan de 1792, est tué. Napoléon aurait déclaré que ces Vendéens plus que les Anglais avaient gagné Waterloo. Car les forces engagées pour les mater lui avaient manqué.

 Le rassemblement de samedi sur les lieux avait été provoqué par l'Association Royaliste et Légitimiste de Vendée. Car ses membres sont inquiets pour le devenir de ce monument. Ils avaient répondu à l'invitation de leur président, Jacques Rouillon, et ont passé une partie de la journée sur le site. « La stèle appartient à la famille descendante de La Rochejacquelein, le terrain lui ayant été cédé par le propriétaire. Mais les terres alentour sont classées en zone constructible. Si elles étaient urbanisées, cet endroit disparaîtrait, au moins dans son aspect actuel que nous voudrions voir préserver. »

 Le lieu-dit Les Mattes se trouve à Saint-Hilaire, à proximité du village de la Fradinière. « Nous allons prendre contact avec les responsables de l'urbanisme, à la mairie notamment, et demander qu'une zone verte soit respectée autour avec ces grands arbres pour protéger le monument... »

Sources Ouest France

 

 

par jrap publié dans : Actions URBVM
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Lundi 19 juin 2006
Dimanche 2 juillet : AG du Souvenir Chouan de Bretagne, à Elven. Excursion au « Pont du Loc’h » et exposé sur Charrette par notre amie Anne Bernet.


Site internet : http://www.photographies.de/chouannerie/ch-p00.htm
Contact : contact@chouannerie.com
par jrap publié dans : Actions URBVM
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Mardi 13 juin 2006

La France va bien!
En France, tout baigne dans l'huile! Il n'y a aucun problème. Le chômage est résolu.. c'est le plein emploi; La croissance est au beau fixe au moins 5 sur leur échelle. Le président, son gouvernement ne sont pas hués… Il n'y a plus d'opposition tellement le climat est serein.. Monsieur de Robien embrasse monsieur Bayrou; Ségolène est aux anges avec ses militants "les Royalistes".. Voilà! la France va bien…..

C'est vraiment cette vue idyllique que les médias ont l'air d'avoir puisque tous les jours, quel que soit le journal télévisé, quelle que soit la chaîne (nationale ou satellitaire), on nous sert au moins 20mn de football….  On nous parle des futures performances de l'équipe de France :  Reportages sur leur entraînement.. reportages sur ce que font les Français à l'heure du match, discussions vaseuses, comparaison avec les autres pays d'Europe…  ect…

Nous sommes bien à l'ère de : "Donner leur du pain et des jeux"….

 

 

par jrap publié dans : Politique
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Mardi 13 juin 2006
 Louis La Rochejaquelein et son frère Auguste, surnommé le Balafré, avec les maraîchins commandés par Robert des Chataigners, qui la veille avait atteint Saint-Jean-de-Monts, attendirent la colonne ennemie.
Les soldats du général Estève sont trois fois repoussés et contraints de reculer jusque dans l'ancienne île de Riez, qui n'est plus qu'une plaine sablonneuse de peu d'étendue ; ils se trouvent pourtant dans une meilleure situation pour combattre : derrière eux ils ont la ferme des Mathes qui va donner son nom à cette célèbre journée, et devant eux, entre la route et la plaine, les deux La Rochejaquelein. Mais Estève feint de battre en retraite afin d'attirer l'ennemi en terrain découvert. Les paysans, électrisés, abandonnent leurs abris et se jettent en avant dans la direction de la ferme des Mathes, mais ils s'arrêtent bientôt à la vue de l'infanterie, qui ayant fait volte-face, les attendait rangés en bon ordre. Une charge à la baïonnette les balaie. Le combat est acharné, mais un officier vendéen est tué et ses hommes se replient en désordre dans le Marais. Ce mouvement entraîne les autres paysans ; c'est le commencement de la déroute.
Louis de La Rochejaquelein, pour les rallier, accomplit des prodiges de valeur. Sa taille athlétique, sa capote bleue et son chapeau à panaches de plumes blanches le font reconnaître de loin exaspéré de voir que son chef d'état-major Canuel n'a pu ramener les fuyards, fou de douleur, pour se mieux placer en face de l'ennemi, il monte sur un tertre ou bouchée de sable, d'où, comme du haut d'un piédestal, il semble attendre la mort.
L'ennemi le reconnaît : du milieu de ses rangs on entend crier : « Tirez à la capote bleue ! » et le brave de La Rochejaquelein tombe percé de vingt balles, entre les bras d'un paysan nommé Crochet (1), qui reçoit son dernier soupir.
Pendant ce temps, Auguste de La Rochejaquelein est lui-même dangereusement blessé et jeté à bas de son cheval ; des hommes l'emportent loin du champ de bataille, pendant que le gros des maraîchins, outrés de colère, repoussent le général Estève, lui tuent quatre cents hommes et le poursuivent jusqu'au pont, de la Bardonnerie.
Ce double malheur anéantit les dernières espérances des royalistes. On ensevelit à la hâte Louis de La Rochejaquelein à l'endroit même où il était tombé. Le lendemain, Melle de La Rochejaquelein, sa s?ur, allait venir à son aide avec quatre mille hommes qu'elle avait, avec une énergie virile, rassemblés à grand'peine. En véritable héroïne, elle allait se mettre à la tête de ses troupes, lorsqu'elle apprit la fatale nouvelle.
Par ses soins, une pierre surmontée d'une croix fut élevée à la place où avait été déposé provisoirement, le corps du général vendéen. Melle de La Rochejaqnelein y fit graver cette inscription que l'on y voit encore :

Sous ce tertre fut ici
Couvert de terre
Louis de la Rochejaquelein.

Derrière, à quelques pas plus loin, une pierre surmontée d'une fleur de lys marque l'endroit où il fut, loin de Suzannet, de Sapinaud et d'Autichamps, blessé à mort et soutenu par le vieux Crochet, dont il convient ici de dire quelques mots.
Crochet, après la défaite, regagna son foyer : ce fut un des derniers témoins, au Marais, de ces temps troublés. Sa femme, du même âge que lui, était morte onze jours plus tôt ; ils avaient cinquante-neuf ans de mariage. Tous deux, sentant leur fin prochaine, reçurent en même temps les derniers sacrements ; mais la femme, moins robuste, devait partir la première. Ce fut pour le mourant un coup terrible, qui cependant n'abattit pas son courage. Avec une incroyable liberté d'esprit, il dicta ses dernières volontés à ceux qui l'entouraient. Il fit apporter son cercueil et ordonna qu'on mit avec lui son fusil, sa poire à poudre et ses halles. Puis il attendit la Mort, et sa vie s'exhala dans ce dernier cri :
                                                         
Y va-t-au bon Dieu !
                                                             
Vive le Roi !
Avec le vieux chouan s'éteignit la vieille Vendée, fidèle jusqu'à la mort (2).
Sur la colonne quadrangulaire qui surmonte la tombe du vieux vendéen et que nous avons visitée au mois d'août 1896, on lit ;

François Crochet, 9 décembre 1880, âgé de 85 ans.
Au combat des Mathes, le 4 juin 1815, il releva son général Louis de La Rochejaquelein,
frappé mortellement (3).

 Ses amis de la Vendée ont élevé ce monument à sa mémoire et à celle de ses compagnons d'armes.
« La mort de La Rochejaquelein acheva de désorganiser l'insurrection. Les gars du Marais et les paysans des environs de Bressuire, qui venaient de combattre sous les ordres immédiats du marquis, brûlaient de le venger, mais les Vendéens ne demandaient pour la plupart qu'à rentrer chez eux. Cette guerre les laissait indifférents (4), car ils ne confondaient pas avec la sanglante dictature de la Convention le gouvernement impérial, qui avait rétabli le culte catholique et qui, pendant douze ans, leur avait donné la paix intérieure. Ils s'étaient levés, entraînés par les paroles, les menaces, les promesses des nobles, les uns pour obéir à une sorte de point d'honneur, les autres dans la crainte d'être chassés des fermes, ou dans l'espoir d'une haute solde et du pillage. Or ils n'avaient reçu ni solde ni vivres ; les armes mêmes et les munitions promises manquaient ; on les fatiguait par des marches et des contre-marches inexplicables ; dans presque toutes les rencontres ils avaient été battus. Ils étaient découragés.

Les chefs ne l'étaient guère moins, bien qu'ils s'efforçassent de cacher leurs sentiments (5). »

par jrap publié dans : Politique
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Vendredi 9 juin 2006

Les membres de l'ARLV  organisent une journée souvenir Louis de la Rochejacquelein aux Mathes  le samedi 17 juin

Le programme de la journée du Samedi 17 juin 2006
11 h 00 : Rendez-vous au monument de Louis de la Rochejacquelein aux Mathes au lieu-dit " Les Terres Blanches " (Est Départementale 59 de St Hilaire de Riez au Perrier). (en cas de difficultés: 06 60 58 82 06 ou 06  81 35 53 69)
11 h 30 : Évocation de Louis de la Rochejacquelein par L.C. Gautier.
12 h 00 : Pique- nique ( si possible prévoir table et chaises)
A partir de 14 h 00 : Promenade

 

 

 

 

par jrap publié dans : Politique
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