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Bretons et Vendéens

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"Le royalisme est une force avec laquelle il faudra compter dans l'avenir"

Mercredi 30 mai 2007

Une exposition photographique et multimédia sur les transformations d'un territoire et du paysage - Ploërmel (Morbihan) jusqu'au 28 juillet 2007


Une exposition photographique multimédia, avec images d'archives, photographies et projections, situe Ploërmel (Morbihan) dans son histoire, et permet d'observer les changements de son paysage ainsi que le lien qui se tisse entre l'habitant et son espace de vie. Cette initiative commandée par le Centre Culturel de la Communauté de Communes de Ploërmel, présidée par Marie-Annick Arnéodo, a lieu du 11 mai au 28 juillet 2007 dans la Chapelle Bleue et du 15 avril au 19 septembre 2007 dans la ville.

Lier un territoire à son histoire et ses habitants à la transformation du paysage

L'exposition "Ploërmel au fil du temps" est la concrétisation de deux années de travail effectué par Armelle Hiance qui précise « travailler avec les Ploërmelais sur leur patrimoine et leur implication dans la création de leur territoire est passionnant : La ville est dynamique, en mouvement permanent ». Depuis trente ans, Ploërmel se transforme, avec une accélération ces trois dernières années. L'exposition propose de répondre à un certain nombre de questions dont :

  • Comment saisir et transmettre ce qui constitue, à travers le temps, son originalité et son identité ?
  • Comment rendre compte de sa transformation ?
  • Comment évoquer l'appropriation de l'habitant dans son nouvel espace ?

Une scénographie originale qui investit la ville.

Dans les villes et villages, les promeneurs, habitants et touristes découvrent le Ploërmel d'hier et d'aujourd'hui, voyagent dans le temps et observent ses changements et ses évolutions sur un siècle. Ils suivent un parcours de plus de 50 cartes postales datant du début du 20ème siècle. Chacune des cartes est disposée sur un pupitre sur le lieu de la prise de vue.

Dans le coeur de la chapelle bleue, un ensemble de vidéoprojection rend compte de l'évolution lente de la ville sur un siècle ainsi que la transformation accélérée sur quelques années. Les habitants de Ploërmel dans leur paysage apparaîssent dans les alcôves de la Chapelle au travers de plus de 20 photographies grand format.

par jrap publié dans : Culture
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Mercredi 23 mai 2007

Patrimoine. Trois nouveaux calvaires saccagés
Dans la nuit de mercredi à jeudi, trois nouveaux calvaires ont été brisés dans le Sud-Finistère, à Bénodet, Clohars-Fouesnant et Pleuven. Comme à Gouesnac'h et Langolen la semaine dernière (Le Télégramme des 9 et 14 mai), les actes de vandalisme ont été signés d'énigmatiques inscriptions, les lettres ABM et de croix renversées. Certains craignent d'y voir la marque de Satan...

Près de l'église patrimoniale de Bénodet, à Saint-Perguet, le calvaire classé du XVI e siècle a été brisé net. C'est un cyclo randonneur qui a découvert le désastre à 8 h 15. Le fût du calvaire gisait à terre, en plusieurs morceaux. " Il a littéralement explosé. Aucun éclat n'a été retrouvé, commentait hier le maire de Bénodet, Christian Pennaneac'h. Cela donne l'impression que l'ensemble a basculé ".

Des croix taguées sur l'église L'élu local songe à un système de traction réalisé à l'aide d'un câble et de moyens mécaniques. " Je vois mal quelqu'un frapper avec une massue à plus d'un mètre cinquante de hauteur. Ici, on est venu pour détruire systématiquement. La population est en émoi et craint de voir dans ces actes un aspect satanique que l'enquête devra prouver ". Sur le mur extérieur de l'église, datée du XII e et du XVI e siècleS, les lettres ABM et des croix ont été taguées. Des inscriptions identiques ont aussi été découvertes, hier matin, à la chapelle du Drennec, à Clohars-Fouesnant, commune limitrophe. Des croix, inversées cette fois, ont été peintes sur la fontaine construite au pied du calvaire du XVI e siècle, classé monument historique. Le haut du calvaire a été brisé et retrouvé sur le sol. À quelques kilomètres de là, à Pleuven, c'est le calvaire (XVIII e siècle) de la chapelle Saint-Thomas qui a été entièrement descellé de son socle. Là encore, des inscriptions similaires ont été dessinées sur les murs de la chapelle. Trois lettres bien mystérieuses

Ces inscriptions réalisées à partir de bombes de peinture noire font craindre à nombre de paroissiens l'œuvre d'un mouvement satanique. " Nous n'avons pour l'instant pas pu donner de signification aux lettres ABM, commentait hier soir la procureure Anne Kayanakis. Les inscriptions peuvent toutefois faire penser à des actes en liaison avec des influences satanistes. Mais je ne peux rien confirmer. D'après les constatations et les investigations menées sur place, il semblerait qu'il s'agisse du même mode opératoire que celui pratiqué à Gouesnac'h et à Langolen. Mais le procédé utilisé n'est pas encore clairement défini ". Une rencontre avec la gendarmerie est prévue aujourd'hui pour coordonner les modalités de l'enquête et les différentes unités.

Cathy Tymen

par jrap publié dans : Politique
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Mardi 22 mai 2007

Le président de la République avait le choix entre deux conceptions de la diplomatie à mettre en œuvre : une conception républicaine et une autre dans la grande tradition de la France de toujours. La première est incarnée par Bernard Kouchener, l'autre par Hubert Védrine.

Le président a choisi! Ce sera Bernard Kouchener! C'est le choix de la philosophie géopolitique héritière de la République, ayant eu comme représentant Danton et Clemenceau, deux va-t-en guerre voulant répandre par la guerre, les droits de l’homme. Cette politique a plus détruit que construit, hélas, par son droit d’ingérence, c'est-à-dire faire la guerre à toutes les dictatures.

L’autre conception est l’héritière de la diplomatie française, réaliste qui a su construire une paix durable : Richelieu, Mazarin, Talleyrand et même Delcassé. Hubert Védrine était dans cette tradition à la quelle nous nous revendiquons.

La nouvelle donne diplomatique

En janvier, Hubert Védrine avait publié " Continuer l’histoire"  dans la collection Fayard exposant sa conception de la diplomatie, mondiale, européenne est française.

La première partie s’intitule « occidental vertigo ». Il brosse un tableau des relations internationales depuis 1989. Deux visions du monde s’affrontent, l’une croyant à la « fin de l’histoire » où la démocratie libérale se répandra naturellement dans le monde (thèse de Francis Fukuyama). L’autre véhiculée par Samuel Huntington voyant se profiler un choc de civilisation. Les occidentaux, optimistes, ont plutôt partagé la première option. La realpolitik était abandonnée, car jugée trop cynique pour se concentrer sur la propagation béate des droits de l’homme. La déclaration du 8 septembre 2000 décrit les aspirations universelles de liberté, égalité et de tolérance. Certes, Bush père, et Clinton, ont épousé ce concept, mais avec réalisme, contrairement à Bush-junior qui a fait de la démocratisation du monde, après le 11 septembre, l’axe de sa politique internationale, reprenant la vision messianique des USA. Bush compte démocratiser le monde par les armes, contrairement aux européens, qui ont le même objectif mais par la voie pacifique. Mais le sud y voit un néo-colonialisme.

Hubert Védrine note que la démocratie ne s’impose pas naturellement partout. Elle est un phénomène complexe et compatible dans des sociétés homogènes (japon 1945) et non hétérogène (Irak 2003) et marche rarement  quand elle est imposée par la force.
« Les peuples n’aiment pas les missionnaires armés » Robespierre.

En outre, il constate qu’il est difficile d’avoir une diplomatie cohérence dans une démocratie médiatisée, avec une opinion publique plus ou moins manipulée. Déjà, Guizot fit la remarque au XIXème siècle :  « C’est l’un des inconvénients du gouvernement parlementaire, que les évènements et les questions, au moment, où elles apparaissent et tombent dans le domaine de la discussion, grandissent démesurément et prennent aux yeux du public, une importance de toute proportion avec la vérité des choses et les intérêts du pays ». Il remarque que l’émergence économique comme la Chine et l’Inde rend plus difficile d’imposer les valeurs occidentales.

La deuxième partie exprime la construction d’un monde meilleur. Hubert Védrine reconnaît que le capitalisme est le seul système économique qui a sorti le monde de la pénurie. Mais, il   s’en prend au capitalisme financier, bien loin du capitalisme rhénan. La croissance du commerce est plus forte que celle de la production, incitant à une spéculation. Ainsi, il juge l’analyse des altermondialistes pertinents mais qui ne proposent rien de concret. A juste titre, il met en lumière le paradoxe des « altermondialistes » libertaire prônant un Etat-mondial, qui aura le monopole de violence, il serait donc totalitaire « sur quelle lune se réfugieront les opposants » demande-t-il, avec ironie.

En outre, pour lui, la théorie multilatéraliste est préconisée par des modérés, voulant contrôler la mondialisation, en lâchant un peu de la souveraineté, mais l’abandon du rôle de l’Etat qui accroît la mondialisation. Autre paradoxe ! Les européistes ne sont pas épargnés. Ils souhaitent n’avoir qu’un membre permanent à l’ONU, geste purement symbolique, voir idéologique, mais dénué de sens politique, puisque nous perdrons des voix, donc de l’influence.

La défense de l'Etat-Nation

Hubert Védrine a le mérite de ne pas se cantonner aux critiques mais de formuler des propositions concrètes et réalistes. Il propose d’élargir le conseil de sécurité à des pays émergents, d’autres continents, par soucis d’équilibre. D’autres réformes de cette institution sont évoquées sans le faire évoluer vers un Etat-mondial.

Les flux migratoires seront des grands défit pour demain. Dans sa modération et son bon sens, Hubert Védrine est constant. Il suggère aux pays en voie de développement, non une aide financière, qui ont montré leurs inutilités, mais des réformes structurelles basées sur l’Etat-Nation, un minimum de sécurité et de solidarité nationale.

Selon lui, un monde avec des Etats-Nation est nécessaire pour éviter un choc de civilisation comme au Moyen-Orient. Dans la cité de Dieu, Saint-Augustin ne dit pas mieux :

"A eux donc de voir s’il convient à des gens de bien de se réjouir de l’étendue de l’empire. Car c’est l’injustice des ennemis contre lesquels on a mené des justes guerres qui a aidé l’empire de s’accroître : à coup sûr, il serait resté de peu d’étendue, si des voisins justes et paisibles n’avaient attiré la guerre sur eux par aucune offense. Ainsi pour le bonheur de l’humanité, il n’y aurait eu que de petits royaumes, heureux de vivre en plein accord avec leurs voisins ; et par la suite, l’Univers aurait compté de nombreux Etats, comme la cité de nombreuses familles. (...) Au reste, vivre en plein accord avec un bon voisin est sans nul doute une félicité plus grande que de subjuguer par la guerre un voisin méchant. » (IV, XV)

Cette défense de l’Etat-Nation est révolutionnaire dans la pensée unique !

Le rôle de l'Europe

La Troisième partie est consacrée à l’Europe. Selon lui, elle souffre d’une absence de définition. Il ne peut avoir de relance du projet européen sans identité européenne. Les critères formulés de Copenhague ne suffisent pas puisque le Sénégal, le Japon, l’Inde et le Brésil sont des démocraties libérales, mais pas européen. Les Européens devraient dés maintenant définir une liste définitive des futurs pays membres, au nombre de moins de dix. Ce qui exclu la Turquie.

Hubert Védrine expose sa conception géopolitique européenne, basée sur trois cercles : les pays de la zone euro, les autres pays européens, puis comme le dit Romano Prodi « anneaux des pays amis » dont la Turquie.

L’Europe doit aussi définir le rôle des Etats-Nations, entité naturelle à la démocratie :

« En effet. La nation est le socle de la démocratie moderne. Nous en avons un contre-exemple parfait en Irak. L’intervention américaine a été désastreuse car les Américains ont cru pouvoir apporter la démocratie à une entité qui n’était pas nationale. En soulevant le couvercle de la tyrannie, ils n’ont pas ­libéré l’aspiration d’un peuple à l’autonomie politique, mais ils ont déchaîné les forces infernales de la guerre civile religieuse. » Alain Finkielkraut.

Quelle serait l’utilité d’élire un président de la République si celui-ci n’a plus aucun pouvoir ? Il prône une construction à géométrie variable, par des relances des projets européens : recherche, industrie…

Il déplore un manque de volonté de l’Europe, de construire une puissance européenne, par esprit de pacifisme, ou droits de l’hommiste… Pourtant, un utile au multilatéralisme Elle doit définir sa place dans le monde. Enfin, il garde le meilleur pour la fin : la France.

Le paradoxe français

Il voit un paradoxe de la vision de la France sur la mondialisation. Alors que la mondialisation fait avancer des concepts issus de 1789, comme la liberté, et la démocratie, la France a peur d’elle.

Dans ce monde, la France a des atouts, de par sa géographie mondiale, son histoire, sa culture, des secteurs économiques innovants. Elle reste une puissance influente. Certes, elle a des difficultés, son modèle social doit s’adopter, sans perdre l’essentiel. Une dette surélevée, handicapant les générations futures, et une paupérisation de la classe moyenne.

Il s’en prend aux repentances pour satisfaire des lobbies aux lois déterminant une vérité historique. Certes, la France doit regarder honnêtement son histoire, non pour se flageoler mais pour tirer les leçons du passé pour construire l’avenir. Nous reconnaissons là, l’empirisme organisateur cher à Maurras : la mise à profit des bonheur du passé en vue de l’avenir que tout esprit bien né souhaite à son pays »

La diplomatie française doit conjurer sur différents tableau : tradition classique ou réaliste, atlantiste, européiste, droit de l’hommiste et multilatéralisme, tous ces courants diplomatiques peuvent servir pour l’intérêt de la France, objectif final de toute politique étrangère d’un pays.

Hubert Védrine s’inscrit dans la tradition française en prônant une géopolitique basé sur le réalisme, l’équilibre des puissances et non sur une idéologie. La France doit être un arbitre dans le monde et les autres nations l’attendent ainsi. En cas de retour du roi, celui-ci devrait prendre Huber Védrine comme ministre des affaires étrangères.

D'après le site  Partisan Blanc http://partisan-blanc.over-blog.com/

par jrap publié dans : Politique
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Lundi 21 mai 2007
L'historien David Bensoussan a analysé le maintien d'une droite monarchiste en Loire-Inférieure, entre 1918 et 1939.
David Bensoussan, vous avez travaillé sur la persistance, en Loire-Inférieure, entre les deux guerres, d'une droite monarchiste. Comment l'expliquez-vous ?

La Loire-Inférieure se singularise en effet par le maintien de la domination politique de l'aristocratie rurale et monarchiste à l'échelle du département tout entier, à l'exception des villes de Nantes et Saint-Nazaire. Cette droite peut s'appuyer sur des possessions foncières encore considérables, et sur son enracinement familial. Elle bénéficie du soutien de la grande majorité du clergé qui communie avec elle dans une hostilité radicale aux valeurs républicaines et laïques. C'est particulièrement vrai sous l'épiscopat de Mgr Le Fer de la Motte. Du moins avant la condamnation de l'Action française par Pie XI. Elle peut aussi compter sur le soutien d'une bonne partie des populations rurales. Les campagnes apprécient sa défense des intérêts de l'Église et son rôle très actif dans la promotion des écoles libres.

Quelles sont vos sources ?

Les archives du marquis de La Ferronnays, président du conseil général dans les années trente, maire de Saint-Mars-la-Jaille, ont été d'un apport précieux. Elles permettent de voir l'enjeu que représente la presse catholique d'arrondissement. Et, plus largement encore, celui du syndicalisme agricole. Cette droite monarchiste s'est en effet investie sur ce terrain. En dépit de certaines divergences, cela lui permet de contrôler la Chambre d'agriculture.

Et cette prédominance ne s'observe pas ailleurs en Bretagne ?

S'il existe d'autres régions bretonnes où la prédominance des droites conservatrices, derrière l'aristocratie rurale et le clergé, est aussi prononcée (partie orientale du Morbihan par exemple), le phénomène reste plus circonscrit géographiquement. De fait, la Loire-Inférieure est le seul département breton où le conseil général reste à droite sur toute la période (et avec une très forte majorité). Et ce malgré les engagements républicains voire socialistes des agglomérations nantaise et nazairienne.

L'influence de la démocratie chrétienne est donc moins forte dans le département ?

Les droites conservatrices ne subissent pas la concurrence, dans le monde catholique, du courant démocrate-chrétien peu implanté dans le département. Le quotidien L'Ouest-Éclair, qui a beaucoup oeuvré pour la réconciliation des catholiques avec la République, n'est ainsi, à l'époque, que faiblement diffusé dans le département.

Comment le parti monarchiste s'est-il érodé ?

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les monarchistes détiennent la présidence du conseil général. Ils font élire de nombreux députés et sénateurs. Cette particularité est, il faut le souligner, proprement exceptionnelle en France. Ils doivent cependant composer avec une droite républicaine qui prend conscience que les nostalgies monarchistes ne sont plus d'actualité. L'émergence du Parti social français (PSF) du colonel de La Rocque, particulièrement fort dans le département, à partir de 1937 fragilise leur domination. L'échec du régime de Vichy dans lequel ils se sont pour la plupart reconnus, marque la fin de leur domination politique, du moins à cette échelle. Mais certains représentants des grandes familles aristocratiques réussiront à se faire élire, par la suite, comme maire, conseiller général, voire député ou sénateur, à l'exemple d'Olivier de Sesmaisons ou de Michel de Pontbriand. Et c'est un petit-neveu du marquis de La Ferronnays, le sénateur Charles-Henri de Cossé-Brissac, qui a présidé de 1976 à 1994, le conseil général. Bien évidemment, sur d'autres bases politiques.

Recueilli par Daniel MORVAN.


« Combats pour une Bretagne catholique et rurale, les droites bretonnes dans l'entre-deux-guerres », David Bensoussan, Fayard, 658 p, 32 €.

Ouest-France
par Julien publié dans : Politique
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Mardi 15 mai 2007

Il convient de faire la distinction entre un drapeau et un étendard, quoique désignant un même symbole, la Patrie. On parle de drapeau pour les régiments ou unités d'infanterie, et d'étendard pour ceux qui jadis étaient montés, c'est-à-dire disposant de chevaux: soit la Cavalerie, l'Artillerie et le Train des Equipages.
Le drapeau réglementaire mesure 90 cm². L'étendard 64 cm² car  l'étendard était porté en selle, donc moins d'encombrement et de prise au vent. Sous la monarchie, dans un régiment d'infanterie, un seul drapeau était blanc : celui du colonel porté par le 1e  enseigne de la compagnie colonelle. Toutes les autres compagnies possédaient un drapeau d'ordonnance traversé par la croix blanche des Armagnacs du parti français pendant la guerre de Cent Ans. De chaque côté de cette croix, les carrés ou cantons variaient de couleur suivant le régiment. Ils portaient le nom de leur propriétaire, car à cette époque, chaque compagnie, et à plus forte raison le régiment, appartenait à un gentilhomme  qui constituait régiment. Plus tard, ils prirent le nom des Provinces: Picardie, Artois, Normandie, Auvergne, etc., seuls quelques régiments appartenaient en propre au roi: Royal des Vaisseaux, Royal Roussillon, Royal Marine, Royal Italien, etc. On voit encore sous forme de figurines dites «Plat d'Etain» la représentation de ces drapeaux d'ordonnance.
Nos racines, notre histoire
A partir de la Révolution, l'emblème prit les trois couleurs bleu-blanc-rouge. Pour bien comprendre le symbolisme de ces trois couleurs, il faut remonter dans l'histoire du pays :
Le bleu :
Le manteau de saint Martin (officier de la légion romaine), appelé chape, d'où le nom chapelle donné au lieu où il est conservé et vénéré, était bleu. Clovis, en 507, a vaincu les Wisigoths à Vouillé (15 km à l'ouest de Poitief' et Charles Martel les Arabes à Poitiers en 732 sous la bannière bleue.
Le blanc
Le symbolisme du blanc est aussi très ancien. Il était le signe du commandement dans la couleur royale. La bannière de Jeanne d'Arc était blanche. L'écharpe des Armagnacs, c'est-à-dire des Français fidèles au roi, était blanche. A la bataille à Ivry-Ia-Bataille (Eure) en 1590, le porte-drapeau de Henri IV vient d'être tué, alors le roi s'écrie: «Ralliez-vous à mon panache blanc». La cornette blanche (petit /fanion carré blanc) est encore actuellement la marque du général en chef de nos armées, et le fanion tricolore de la voiture du président de la République est cravaté / blanc.
Le rouge
Cette couleur évoque le feu et le sang, la rébellion et la révolution. La bannière de Charlemagne était constituée de bandes de tissu rouge fixées à une hampe dorée, d'où son nom d'Oriflamme (les deux mots, or et flamme). Il la tenait de la ville de Rome, la couleur rouge était celle de la pourpre impériale romaine. Cette bannière fut remplacée, au début du Xlle siècle, par celle de l'abbaye de Saint-Denis, qui était également rouge en souvenir du sang des martyrs. En 1789, la Révolution, aux termes de la loi martiale, un drapeau rouge a été déployé à la maison commune pour annoncer aux attroupements qu'ils devaient se disperser. Plus tard, le drapeau rouge devient le signe du ralliement des insurgés, en particulier en 1832 et 1848. En 1871, lors de la Commune, il flotta deux mois sur Paris,
Voici brièvement évoqués les quelques points de repaire concernant l'origine de notre drapeau. Ceci devrait rafraîchir la mémoire et la signification du drapeau. Cela devrait aussi  inciter à découvrir ou redécouvrir le respect que chaque français lui doit en analysant bien qu'il n'est  pas le fruit du hasard ou de la fantaisie. Il est à lui seul la représentation de nos racines et notre histoire.

par jrap publié dans : Culture
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Mardi 15 mai 2007

Réagissons à ces colloques qui détruisent la France comme cette conférence intitulée:  

Les vertus de la révolution !

Sujet traité par une fervente militante d’extrême gauche, qui  s' emploira à faire évoluer nos pauvres cervelles vendéennes!….

au

SOPHIL’S PUB-LE GAZ’BAR

7 Rue du président De gaulle

85000 LA ROCHE SURYON

MAR 15 : Café Philo - 20H30 – entrée libre

Animé par N.Taïbi,

Sujet : « Qu’est ce que la révolution ? »

par jrap publié dans : Politique
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Lundi 14 mai 2007

Pluie, tempête, froid… Les Saints de Glace s'étaient invités à la Fête de   Jehanne d'Arc  en ce 13 mai.

C'est plusieurs dizaines de courageux qui ont bravé les conditions climatiques afin de marquer cette fête nationale. Après l'office religieux à Saint Donatien, les membres de l'URBVM ont retrouvé au pied de la statue équestre de la sainte d'autres groupes venus pour cette occasion. C'est dont dans l'unité au service de la mémoire et de la Patrie que fut évoqué la vie et l'action de Jehanne d'Arc, patronne de la France qui symbolise tous ceux qui ont eu le courage de résister.

La fête de la Patrie

Puis, le président de l'URBVM rendit hommage à tous les Français qui a travers les siècles ont su défendre le pays : " A chaque fois, et quelle que fut l’époque, lorsque la France fut en danger, lorsque notre pays était menacée de disparaître, il y eut toujours des du Guesclin, des d’Estienne d’Orves,  des Delestrain, des Leclerc, des de Lattre  qui se sont  levés, qui ont  su galvaniser les Français afin de  résister et de défendre le pays. Il y eut aussi des jeunes comme par exemple Henri Fertet qui, condamné à mort à 16 ans en 1943, écrit dans la dernière lettre  à ses parents :  « Vous ne pouvez savoir ce que moralement j'ai souffert dans ma cellule. Remerciez toutes les personnes qui se sont intéressées à moi; dites-leur ma confiance en la France éternelle. Je meurs pour ma Patrie. Adieu, la mort m'appelle. Je ne veux ni bandeau, ni être attaché. C'est dur quand même de mourir à 17 ans »

Après le dépôt de Gerbe au pied de la statue de Jeanne d'Arc, un déjeuner  à la Taverne du Château, prolongeait cette rencontre dans la convivialité et le bonheur de se retrouver.

par jrap publié dans : Actions URBVM
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Lundi 14 mai 2007

 

Annick Mahé; maire de Guérande, et Josick Lancien, président de la Société des Amis de Guérande ont dévoilé une plaque rendant hommage au Général Louis de Sol de Grisolles, lieutenant et successeur de Georges Cadoudal, né à Guérande en 1761, en présence de Noël Stassinet, président du Souvenir Chouan de Bretagne  et de nombreux adhérents de cette association..
Le samedi 12 mai à 11h, beaucoup de monde près de la porte de Saillé, à  une centaine de mètres de la Collégiale Saint Aubin pour assister à cet événement.. Madame le maire de Guérande rappelle :" Marin, Louis-Charles de Grisolles resta toute sa vie une homme épris de liberté. Son engagement auprès de Cadoudal s'inscrit dans cette volonté de défendre ses convictions et ses idéaux, au péril de sa vie". Noël Stassinet brosse le portrait du héros du jour.
Louis de Sol de Grisolles
fut un valeureux compagnon de Georges Cadoudal. Courageux et déterminé, c'est lui qui dirigea ensuite le grand soulèvement de 1815 contre l'Empereur,  à la tête de divisions de collégiens (les écoliers de Vannes du Collège Saint Yves, maintenant  Collège Jules Simon). Louis Charles est né à Guérande
le 29 décembre 1761  de Louis-Athanase de Sol, seigneur de Grisolles, et de Marie-Jeanne de Sécillon, son épouse.
Le territoire défendu par Sol de Grésolles,  un triangle Guérande-Redon- Presqu'île de Rhuis, représentait l'équivalent de celui des maraîchins de François- Athanase de Charette de La Contrie. Alors que Charette était fusillé à Nantes, Louis- Charles entreprenant une lutte sans merci contre les bleus du Directoire puis du Consulat et enfin de l'Empire. Il fut emprisonné pendant 9 ans dans des condition atroces dans les prisons de l'Abbaye et l'on fut étonné de l'en voir sortir vivant lors des 100 jours ! Il ne s'était jamais vu une telle résistance  physique dans de semblables conditions d'enfermement (les rats, la saleté, l'absence d'hygiène, la nourriture infecte et insuffisante, les coups, les insultes, l'insalubrité, la déchéance physique, morale et mentale). On le retrouvera pourtant en juin 1815, prématurément vieilli mais de nouveau alerte dans les combats à la tête des Ecoliers Vannetais.

Alors que ses adversaires finiront leurs jours comblés d'honneur (Fouché, Turreau, Talleyrand etc.) il terminera les siens, à  Bordeaux, dans une quasi-indigence et sera inhumé dans le quartier des miséreux, au cimetière de la Chartreuse, le 13 avril 1836 ; Ses restes reposent maintenant dans un ossuaire (courrier du 9 septembre 2003 des Archives Municipales de Bordeaux). Il semble que Guérande soit le premier lieu de Bretagne à  porter son nom glorieux.  Le président du Souvenir Chouan de Bretagne ajoute :" Un très grand homme que nous avons le devoir d'honorer et c'est grâce à  la persistante détermination, depuis des années, d'un sympathisant de notre association et de notre ami Serge de Béchillon, Membre du Conseil d'Administration que c'est cérémonie a pu avoir lieu".

Le dimanche 8 juillet, le Souvenir Chouan de Bretagne se retrouvera à Dol-de-Bretagne et sur  les champs de bataille de novembre et décembre 1793, au manoir du marquis de La Rouërie, la résidence de Monseigneur Urbain de Hercé, dernier évêque de Dol, fusillé à  Vannes le 28 juillet 1795. Renseignements et inscriptions : urbvm@hotmail.com

 

par jrap publié dans : Histoire
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Vendredi 11 mai 2007
Cette association est née en 1999, de la volonté des élus de développer une politique culturelle, patrimonial et touristique sur le territoire de la Communauté de Communes de Châtelaudren-Plouagat qui regroupe 13 communes et 12000 habitants.
Sur leur site on peut nottement y découvrire l’aventure plaine de succès du Petit écho de la mode, entreprise Parisienne et Bretonne à la fois !
Bravo pour la qualité de la réalisation : http://www.petit-echo-de-la-mode.fr/accueil.html
par Breiz publié dans : Culture
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Mardi 8 mai 2007

Depuis plusieurs années, les grands rendez-vous patriotiques du 11 novembre et du 8 mai, rassemblent six communes d'un canton vendéen .  C'est dont une vingtaine de drapeaux  et un nombreux public qui se sont retrouvés pour se souvenir car personne  ne doit  oublier ce qu’il s’est passé pendant le dernier conflit mondial…

Après la cérémonie religieuse, deux Croix du Combattant et deux insignes de portes-drapeaux avec agrafes de 30 ans fut décernées devant le Monument aux Morts de la commune en présence des maires des six communes, des présidents des sections d'anciens combattants et des sapeurs pompiers.

Le président de la Section des anciens combattants a ensuite rendu  hommage à tous ceux qui se dévouent pour faire perdurer le souvenir, la mémoire. Un hommage à ces hommes ( sans oublier leurs épouses)  qui se dévouent dans  les associations d'anciens combattants :  Aux drapeaux, qui, par tous les temps, sont de toutes les cérémonies, aux membres des bureaux, trésoriers, secrétaires, vice-présidents qui donnent de leur temps, de leur énergie, pour faire le travail quotidien de l'association.  Le président clame :" C'est grâce à vous, anciens combattants de toutes les générations du feu, si les cérémonies patriotiques ont l'éclat qu'elles ont en Vendée. Rappelez-vous l'Année Verdun qui a rassemblé le 23 septembre 2006, plus de 1 300 drapeaux et 10 000 personnes. Nous devons continuer notre action ensemble, la main dans la main avec toutes les associations patriotiques afin de faire perdurer la mémoire, car sans mémoire, il ne peut y avoir de futur, car la mémoire est le premier signe d'une civilisation".

Un hymne à la Patrie

En ces temps d'élection, le président ajoute : "Vous êtes aussi les garants du Patriotisme qui n'appartient à personne, ni aux héritiers de Clemenceau, ni à ceux de Barrès. Et cette année, on peut dire qu'il fut au menu des français, le patriotisme! Enfin, les dirigeants auraient compris que le patriotisme rassemble... Que la notion de patrie, découlant du bien commun, nous vient du plus profond des âges : c'est la terre, le terroir, le chez soi que l'on doit protéger, que l'on doit aimer. Je le redis pour les plus jeunes qui écoutent, la notion de patrie unie autour d'un même but : l'amour et la défense de son pays".

par jrap publié dans : Société
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