A l'heure où le film "Da Vinci Code" essaye de défrayer la Chronique, je vous livre ce que j'avais écrit sur le film :" la Passion" de Mel Gibson. C'est la meilleure réponse que l'on puisse faire à ce tissu d'ineptie qu'est ce nouveau film…
La Passion : un film missionnaire.
Mel Gibson a-t-il réalisé le film le plus controversé de la décennie voire de l’histoire du cinéma ? Prenons le recul du photographe, de l’observateur pour avoir un avis aussi bien d’un point de vue chrétien que d’historien.
Quel film !Epoustouflant dira un chrétien, même peu pratiquant. Cela remue au plus profond de soi, occasionne même un choc. Ces images montrent ce qu’a réellement enduré le Christ à cause de « nous », pour « nous » pardonner, pour « nous » racheter, pour « nous » ouvrir les porte de son royaume. Après avoir vu ce film, rien ne sera plus pareil. Et à la récitation des Mystères Douloureux du Saint Rosaire, ce sera l’image du Christ de Mel qui viendra à l’esprit des récitants et non plus celle d’un Christ beau, blond aux yeux bleu n’ayant qu’une petite plaie sur le coté. La douleur signifiant le sacrifice reprendra sa place. Le talent de l’acteur, son identification totale au Christ restera dans toutes les mémoires. Le réalisme a définitivement chassé le symbolisme.
La vérité!
L’observateur, lui, a vu un film qui se rapproche le plus de la vérité historique et en se replaçant dans le contexte de l’époque où une condamnation à mort dans ces conditions ne devaient pas être une partie de plaisir. Les hommes de ces temps n’étaient pas des tendres, la souffrance et la mort d’autrui les indifférait. C’est avec un grand réalisme que le sang et la souffrance s’étalent sur l’écran et dans notre société dédiée à l’image et aux images chocs, la violence et la mort sont notre quotidien. Rappelons nous certains reportages de mort en direct. Mel Gibson dénonce aussi la manipulation des foules par les médias de l’époque : les prêtres. Et les peuples sont si versatiles et si sensibles aux sirènes…
Quant à l’antisémitisme.. nenni, point de cela. Le réalisateur a montré une foule en transe dont la classe de notables condamne cet homme innocent mais si dérangeant dans le politiquement correct d’alors… et un peuple, qui, voyant ces souffrances extrêmes, devient compatissant. Ce peuple ne représente-t-il pas la foule anonyme de l’Humanité ? C’est à dire Nous tous, pécheurs ? Et que dire des Romains, si ce n’est la force, le pouvoir en place et l’occupant.
En conclusion, ce film ne peut pas laisser indifférent, que l’on soit Chrétien ou Païen car s’il démontre la cruauté humaine, il décrit avec exactitude le sacrifice librement choisi d’un homme par amour de l’humanité. C’est un film inspiré, c’est un film missionnaire.
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