Le premier colloque organisé par la Restauration Nationale a rassemblé une centaine de personnes, dont les
présidents de Fédération et des représentants de plusieurs mouvements royalistes comme par exemple Pierre Janton de France
Royaliste, Patrick de Villenoisy, porte parole de l’Alliance Royale. Gérard Leclerc a fait une intervention remarquée. Hilaire de Crémiers a expliqué le
principe du colloque : recentrer le débat sur l’essentiel et établir une sagesse en posant les bonnes questions : « Nos idées sont au cœurs de l’actualité. Il faut
susciter des réflexions et des analyses pour le projet royal en relevant le défi : faire du neuf avec de l’ancien.».
Où est l’homme dans la démocratie
Yvan Blot, avec sa décontraction et son humour, a démontré les travers de la société actuelle. Il clame : « Les problèmes sont toujours
traité en terme budgétaire et législatif. On oublie de parler des hommes et la grandeur de la France est absente des débats ». Il donne moult exemples :
L’individualisme remplace la divinité, le collectivisme est partout, il y a un égalitarisme maniaque et un déracinement total de la société. Il cite le terme
abominable qui sévit dans les entreprises : « Le services des ressources humaines », comme si l’homme était une ressource au même titre que le
charbon, le pétrole ou les choux verts. Pour qu’une société fonction, Il faut avoir une vision à long terme et non dans l’instant. Yvan Blot prend comme
exemple la propriété privé qui se gère et se transmet. Il conclut son intervention : « La démocratie, c’est une collectivisation du pouvoir, la monarchie, c’est
une privatisation au nom de la famille. Notre mission : Dévoiler la vérité ».
Le professeur François-Georges Dreyfus a évoqué la façon dont est représenté les français et a donc abordé la réforme des institutions. Le professeur Dreyfus pose la grande
question : « La démocratie française est elle une réalité ou une démocratie d’apparence ? » Il démontre ensuite que le système français se sclérose pas la superposition
des compétences.
Olivier Tournafond a réglé en quelles phrases percutantes le compte de la démocratie : « La démocratie n’est pas un état de droit. Et si la masse vote, elle n’a aucun
pouvoir. La démocratie est une absurdité totale sur le plan idéologique. Elle est devenu la grande affaire de l’homme occidental. Jadis, l’homme se souciait
du bien et du mal, de la divinité, de l’éternité de l’âme, du bien commun, de la justice ect… Aujourd’hui, il se soucie essentiellement de la démocratie avec comme évangile les
droits de l’homme… »
Comment faire le Roi
Xavier Walter a abordé l’Europe avec moult références à Benoît XVI, l’homme providentiel de ce début du millénaire. L’Europe doit avoir une âme si elle veut un
avenir. Seul une Europe des Nations peut assumer l’héritage chrétien à la condition comme le dit si
bien le pape : « L’Europe est une héritage qui engage la responsabilité de chrétien ». Xavier Walter a été bien rappelé que l’Europe
dépend de la continuité de ce que nous sommes. Il ne suffit pas de nous enfermer dans des traités qui sont ratifiés mais il faut dire qu’il ne peut y avoir
d’Europe sans référence à Dieu et à Rome .
La conclusion de ce brillant colloque revient à Maître Jacques Trémolet de Villers : « Il nous faut un Roi car la monarchie est l’alliance du corps sacré et du corps profane. C’est la continuité avec la dynastie, Alors, comment faire un roi puisque nous en somme à l’époque du Prince ? Notre travail est justement de construire cette transition, en faisant un véritable mouvement politique car le mouvement conduit à l’action. Ce mouvement dira : nous allons faire un état, donc passer du Prince au Roi ».
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Royalisme doit apparaitre comme un mot qui fédère



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