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Bretons et Vendéens

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"Le royalisme est une force avec laquelle il faudra compter dans l'avenir"

Vendredi 31 mars 2006

Georges Rousseau  avec  deux exemples récents montre bien, comme nous l' ont appris nos Maîtres, que le système démocratique ne convient pas à la France, car il favorise l'action des groupes de pression qui défendent plus leur intérêt personnel que celui du pays.

 

A propos du contrat "première embauche"

Ce que nous voyons se dérouler sous nos yeux est un exemple parfait de la crise des Institutions républicaines. Car enfin, une loi -expression, paraît-il, de la souveraineté populaire -a été votée conformément aux dispositions de la Constitution de la Vè République. Elle devrait donc s'appliquer sans discussion...Seulement voilà, comme elle a le malheur de déplaire aux partis de gauche, aux syndicats et à quelques groupuscules d'étudiants gauchistes, elle est attaquée dans la rue depuis près de deux mois !

En clair, par la force au besoin, ces forces révolutionnaires veulent faire supprimer une -disposition légale, régulièrement votée, qui les gêne. D'un côté, on comprend la réprobation .,

manifestée par cette violation du « pacte républicain ». Mais de l'autre, on ne doit pas se priver de faire remarquer aux républicains dits « de droite », que la République n'a pas été fondée autrement que dans les rues et par des moyens extra-légaux, pour ne pas dire criminels! Couper des têtes et les promener au bout de piques peut passer difficilement pour l'expression de la liberté et de la fraternité...

De même, la grande majorité des étudiants et lycéens, qui voudraient bien poursuivre leurs

études et préparer leurs examens, commencent à trouver que la plaisanterie a assez duré. D'autant plus qu'ils ont vu devant leurs yeux les procédés -pour le moins non-démocratiques, voire staliniens - utilisés par les étudiants marxistes qui organisent la contestation dans les établissements. On voit par exemple que, lorsqu'une assemblée générale s'est tenue dans une faculté et a décidé la reprise du travail, le lendemain cette fac est envahie par plusieurs centaines de voyous extérieurs  l'établissement qui décident à main levée et sans préavis la poursuite de la grève.

Le plus extravagant, c'est que les médias sont complices et ne montrent sur les écrans que

cette seconde décision. ..Peut-être qu'à la longue les étudiants non- grévistes vont comprendre qu'à leur tour, ils doivent faire taire les fauteurs de trouble !

 

Les besoins des petites et moyennes entreprises

Il faut rappeler que, pour une fois, le gouvernement va dans le bon sens. En effet, la loi sur le

C.P.E. s'applique aux entreprises de moins de vingt-cinq salariés. Or, ces petites et moyennes

entreprises ne procèdent pas à des licenciements de gaîté de creur ...Quand les commandes

manquent, elles n'ont pas d'autre solution que de licencier tout ou partie de leur personnel. Comment pourraient-elles faire autrement ? Elles n'ont ni les capitaux ni les soutiens bancaires qui leur permettraient, au moins pendant un certain temps, d'éviter une telle extrémité.

Un autre élément de cette loi qui, à mon avis, est bénéfique, est qu'elle s'applique

spécifiquement aux jeunes sans qualification, qui ont le plus de mal de trouver un premier emploi. Quand bien même cette première embauche durerait seulement quelques mois, cela ne serait pas perdu

puisque le jeune aurait bénéficié de sa première expérience du travail. Enfin, il faut faire remarquer que la « précarité de l'emploi », contre laquelle les contestataires se révoltent, est depuis toujours le lot commun de tous les travailleurs des entreprises privées. Seuls les fonctionnaires et assimilés bénéficient de l'emploi à vie. Or, dans la mesure où les impôts et charges ont atteint un niveau tellement élevé, le nombre de fonctionnaires va forcément décroître. Le salut ne peut donc venir que des entreprises privées.

 

Il s'agit de manœuvres politiques

En réalité, cette crise est essentiellement née de manœuvres politiciennes. La gauche, qui ne propose aucun programme sérieux et dont les chefs se déchirent entre eux, tente de se refaire une virginité en scandant des slogans. ..Quant aux syndicats, ils ne représentent plus rien, sauf dans quelques bastions dans la fonction publique. Alors, ils cherchent à donner l'illusion, en créant de toutes pièces ces grands- messes révolutionnaires, qu'ils servent encore à quelque chose. En vérité ils n'existent que parce que l'Etat et les entreprises les subventionnent !

Quant à la majorité qui se prétend « de droite », on ne sait plus très bien où elle en est. A

l'heure où nous écrivons ces lignes, on ne sait si le CPE va survivre avec quelques aménagements ou si, bien que voté, il va totalement être mis au placard. ..En tous cas, ce spectacle affligeant suscite à l'étranger l'effarement, voire des ricanements. La France est vraiment redevenue, comme sous la quatrième République, « l'homme malade de l'Europe ». Quand on vous disait que, quelque soit son numéro, il n'y a pas de bonne République !

 

Internet et les droits d'auteur

Un autre lamentable « couac » vient de se faire entendre: le projet de loi sur les droits

d'auteur face à Internet. Comme chacun sait, depuis plus d'un siècle une loi protège les auteurs, compositeurs et autres artistes contre les copies illicites de leurs reuvres. Un livre, une partition de musique, un tableau, ne peuvent, pendant un certain nombre d'années, être reproduits sans l'autorisation de l'auteur et, le plus souvent, sans le paiement d'une redevance appelée précisément «droit d'auteur ». Ce sont ces redevances de reproduction qui permettent aux auteurs, compositeurs, interprètes et hommes de lettres de vivre, et aux industries qui fournissent les supports ( maisons d'édition et maisons de disques notamment) de gagner de l'argent.

Ces dispositions fonctionnaient à la satisfaction générale tant que le support d'une copie était

le papier ou un autre support matériel. Mais le système Internet n'a besoin d'aucun support matériel et fonctionne par définition sans aucune entrave. Toute personne physique ou morale peut être admise à faire partie de ce système par une société privée qui joue le rôle de « provider ». A partir du moment où il est admis, un internaute peut circuler librement « sur la toile », c'est-à-dire se connecter avec n'importe quel autre abonné ou se brancher sur n'importe quel site et leur adresser n'importe quel message.

Pendant longtemps, cette liberté tota1e-decirculation ne présentait que l'inconvénient de permettre à certains farfelus parfois dangereux ( gauchistes, néo-nazis, islamistes fanatiques. ..) de se faire entendre, et de favoriser la prostitution et la pornographie, voire la pédophilie. Mais depuis quelques années, l'évolution de la technologie permet également de « télécharger », c'est-à-dire de copier et d'insérer dans la mémoire de votre ordinateur, le contenu d'un livre, d'un film ou d'un disque, si leur support est numérique. En quelques années, des millions d'œuvres d'art, de littérature ou de divertissements ont ainsi été « piratées », c'est-à-dire copiées sans payer aucun droit d'auteur. Il n'y aurait que demi-mal si celui qui effectuait ces téléchargements était l'utilisateur final, c'est-à-dire s'il lisait, regardait ou écoutait lui-même l'œuvre copiée. Mais dans de nombreux cas, le téléchargeur transmet à d'autres, parfois contre paiement, les œuvres copiées, qui à leur tour sont reproduites et ainsi de suite.

Les dégâts financiers causés aux auteurs et aux maisons fabricants livres et disques ont été énormes. On estime par exemple qu'en deux ans l'industrie française du disque a perdu trois cent millions d'euros. C'est pourquoi un projet de loi a été préparé par Monsieur Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture. Mais cette préparation -trop hâtive -n'a visiblement pas pris en compte l'énorme conflit d'intérêt opposant ceux voulant que l'utilisation gratuite de leurs œuvres cesse, et le lobby -encore plus puissant -des « providers » et des internautes fanatiques, pour lesquels ils n'est pas question pour quiconque, qu'il s'agisse d'un Etat ou d'un organisme privé, de restreindre la totale liberté des internautes.

On a donc vu ces deux groupes de pression s'affronter, très discrètement, à l' Assemblée

Nationale, lors de l'examen du projet de loi sur les droits d'auteur. C'est ainsi, par exemple, qu'un obscur député a déposé un amendement créant une « licence globale », selon laquelle, moyennant le paiement d'une redevance qui aurait été reversée à la Société des Auteurs et Compositeurs, tout internaute aurait eu le droit de télécharger n'importe quelle reuvre. Mais le montant estimé de celle-ci était beaucoup trop modeste par rapport au montant énorme des détournements... Adoptée dans un cafouillis général, cette suggestion -qui ne résolvait rien -a fInalement été écartée !

Georges Rousseau

par jrap publié dans : Politique
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Lundi 27 mars 2006
Dans le cadre des commémorations du 210 e anniversaire de l'exécution de François Athanase Charette de la Contrie ("Monsieur de Charette" pour son chantre Théodore Botrel), une conférence donnée par M. (...), professeur agrégé et universitaire enseignant l'histoire antique, réunissait le 26 mars une assistance qui débordait de la salle en sous-sol du Musée Dobrée de Nantes.
Rien de "révolutionnaire", si l'on ose dire, dans cet exposé qui permit à une centaine d'auditeurs attentifs de suivre le "roi de la Vendée" depuis le début de l'année 1795 où la Paix de la Jaunaie le propulsait sur le devant de la scène, jusqu'à la salve de ce qui s'appelait alors la Place des Agriculteurs, où il affronta "la mort en face" le 29 mars 1796.
Nous avons remarqué que sur les dix-huit coups tirés par le peloton d'exécution, six seulement le touchèrent. Ce qui permet de supposer qu'un soldat républicain sur trois s'est refusé à tirer sur le "grand brigand". Il est permis de faire un parallèle avec la mort du lieutenant Degueldre du 1° Régiment étranger parachutiste (ceci n'engage que nous, le conférencier ne s'y étant bien sur pas risqué).
Rendons au passage hommage aux responsables du musée, qui avaient exceptionnelement sorti de leurs réserves la mythique porte dont le bois porte la trace des impacts des balles destinées au supplicié.
Nous n'allons pas faire un condensé de l'exposé, espérant que ceux qui nous lisent connaissent le sujet, mais plutôt relever d'autres points donnant matière à discussion.
Ainsi sa carrière maritime, peu brillante sur le plan de l'avancement, ne serait-elle pas due, plutôt qu'à sa "petite noblesse", au caractère de Charette, dont les différents ultérieurs avec les autres chefs vendéens sont célèbres?
Etait-il un "piètre chef de guerre", question soulevée dans "Ouest-France" du lendemain de la manifestation? Noël Stassinet, président du comité Charette et organisateur de cette journée commémorative, plaide en réponse sa formation de marin.
En tant qu'originaire de l'armée de terre, nous sommes d'un avis contraire (et en l'occurence d'accord avec Bonaparte) : François-Athanase a fait preuve de génie dans les combats de guerilla, ce qui lui a permis de "durer" plus longtemps que les autres chefs de l'insurrection. Et nous pensons que ceci est du justement à ce que n'ayant pas été formé au combat terrestre, il n'avait pas d'a-priori dans ce domaine. Même s'il n'était pas, comme l'a prétendu le conférencier, l'inventeur de l'attaque en ordre dispersée et du "Hinlegen! Auf!" face aux canons : les soldats vendéens le pratiquaient déja, et l'armée royale l'avait appris de ses auxiliaires peaux-rouges lors des campagnes canadiennes.
Les clauses secrètes du Traité de la Jaunaie et la prétendue "naïveté"  du général vendéen?
Le conférencier n'y croyait pas, estimant qu'il ne s'agissait que de gagner du temps en vue du débarquement des Emigrés, qui aura effectiveemnt lieu en juin à Carnac.
Ayant étudié cette opération, nous sommes dubidatifs, et plutôt de l'avis de l'intervenant qui a opportunément soulevé le problème de ce que nous appelons le choc entre la "civilisation de l'honneur" (celle de l'Ancien Régime), et disons... l'autre. Nous avons des exemples de comportement de prisonniers de cette malheureuse expédition à l'appui de notre théorie. Et pourquoi Charette aurait-il fait construire le "Palais Royal" de Belleville s'il n'espérait la venue du petit roi Louis XVII?
En conclusion le "dossier Charette" n'est pas clos.

L-C GAUTIER, conseiller éditorial de la revue "Aventures et Dossiers Secrets de l'Histoire"
par Le templier publié dans : Histoire
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Lundi 27 mars 2006
La commémoration du 210 ème anniversaire de l’exécution du Général François –Athanase Charette de la Contrie, fusillé à Nantes le 29 mars 1796 place des Agriculteurs a rassemblé de nombreuses personnes venues de toute la France et même d'Ecosse. Chacun a participé au devoir de mémoire. .
   
Le dimanche 26 mars, l'église Saint-Clément de Nantes était remplie d'une foule de fidèles venus se recueillir en souvenir et en mémoire du Général de Charette. Les sonneries des trompes du Bien Allé ont ponctué cette cérémonie émouvante. Après la messe, les bannières se sont regroupées place Viarme, à l'endroit où le chef vendéen a été fusillé. Plus de 200 personnes ont écouté l'hommage rendu par Noël Stassinet, président du comité Charette et organisateur de la journée.
   
Au nom du Comité Charrette, un enfant a déposé une gerbe à l'endroit de l'exécution. Les Chouans en costume avaient tenu à être présent pour honorer le héros du jour. Ce groupe de passionné, créé en juin 1998, désire faire revivre devant le public, la période des guerres de Vendée et de la Chouannerie. Le général responsable de la troupe précise :" C'est une page méconnue de l'Histoire de France.Nous autres, compagnons de la Hulotte, nous participons à la mémoire au service du Souvenir et de la Culture"
   
En les prévenant suffisamment tôt, un groupe de dix chouans peut se rendre disponible, le dimanche de préférence, pour participer aux manifestations des différentes associations. Afin de renforcer l'impact visuel, ils peuvent organiser des combats, maniements d'armes, saynettes etc avec des effectifs pouvant aller jusqu'à une vingtaine de participants.
Plus de 80 personnes se sont retrouvées au déjeuner où chacun a pu échanger les dernières informations dans les différentsde mouvements de chouannerie représentés. Des chants ont résonnertout au long du repas
.A 15h30, les participants se sont rendus au musée Dobrée pour écouter la conférence de Thierry Piel, Professeur Agrégé d’Histoire de l’Université de Nantes. Son propos : ‘’Charette et la Vendée Militaire , de la Jaunaie à Viarme’’, a été suivi avec passion. Plusieurs personnes ont écouté le propos debout n'ayant plus de place.
Après la conférence, le groupe s'est rendu sur le lieu où le corps du général vendéen fut jeté après son exécution et où il repose peut-être encore.
par jrap publié dans : Actions URBVM
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Samedi 25 mars 2006

Le CPE a été voté par les députés! Il a donc force de loi. La pression de la rue se fait de plus en plus pressante pour retirer une loi avant même que les décrets d'applications ne soient publiés.
Que le CPE soit une bonne loi ou qu'il ait été fait à la" va vite"avec des buts électoralistes n'a plus d'importance ! Les enjeux sont maintenant tout autre.  Deux solutions se présentent au gouvernement. La première  consiste à résister et maintenir le CPE. Alors, les syndicats, les mouvements de gauche et d'extrême gauche vont intensifier leurs actions ce qui peut conduire le pays dans une aventure dont l'issue est incertaine.
La deuxième solution est de céder à la rue. Mais alors… l'Assemblée Nationale perd sa légitimité. Les "représentants du peuple" ne représentent plus qu'eux même et la fausse majorité issue de l'élection présidentielle de 2001. Le Parlement ne pourra plus légiférer puisqu'il risque d'être désapprouver par la violence de la rue à chaque instant. Les députés, les sénateurs n'ont plus qu'à rentrer chez eux, reprendre leurs métiers d'antan.


La république vacille sur son socle.
La 5ème république est dans dilemme. Les conséquences de l'inconséquence du pouvoir républicain risque de mener le pays au chaos. Différents courants testent les réactions des dirigeants et des français : novembre dans un premier temps, mars maintenant. Le rêve de certain serait peut être de faire un mai 2006.
L'URBVM appelle de tous ses vœux les réformes institutionnelles nécessaires à la bonne marche du pays pour le bien commun. Il s'agit aujourd'hui de rendre la légitimité à l'Etat, une légitimité qui lui vient du fond des ages, une légitimité capétienne.

par jrap publié dans : Politique
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Jeudi 23 mars 2006
Exposition au Musée départemental Dobrée
du 24 mars 2006 au 31 août 2007.

L'exposition "Traces humaines, La Loire-Atlantique de la Préhistoire aux Vikings" se propose de mettre à la portée de tous les publics un panorama renouvelé de l'aventure humaine en ce qu'elle a d'original sur un territoire caractérisé par son estuaire et l'Océan, des obstacles contre lesquels viennent se heurter toutes les migrations et des routes par lesquelles pénètrent toutes les influences.

Pour cette nouvelle illustration de l'histoire de Nantes et du département, des origines à l'an Mil, un choix nouveau a été opéré par Marie-Hélène Santrot, conservateur, dans les collections du musée fraîchement restaurées.
Mais, afin de mettre également en évidence les récents acquis de la recherche, le musée a obtenu du Service régional de l'Archéologie des Pays de la Loire et de la Ville de Rezé le dépôt temporaire d'un grand nombre d'objets jusqu'ici conservés dans les dépôts de fouilles. Des particuliers ont aussi apporté leur généreux concours à cette exposition.

Pour faciliter l'accès à une culture parfois difficile, deux artistes ont contribué au projet : Gérald Musch, peintre et graphiste à Belle-Île-en-Mer (Morbihan), a peint des panoramas ligériens ou littoraux évoquant le climat, la faune, la flore, l'habitat et les activités humaines aux différentes périodes préhistoriques et historiques tandis que Michel Politzer, plasticien et illustrateur à Plumergat (Morbihan), a conçu des scènes dont les sujets en biscuit facilitent la compréhension des gestes et de l'usage des objets exposés.

L'ensemble a été mis en espace par Joëlle et Sylvie Jupin, muséographes et graphistes à Trangé (Sarthe), qui ont conçu une muséographie à la fois claire et dense qui n'oublie pas les scolaires.

Avec la création d'une galerie supplémentaire et près de 600 m² d'exposition, la surface consacrée à l'archéologie par le musée Dobrée est ainsi doublée et, grâce à l'aménagement du jardin, près de 450 m² de cette exposition sont rendus, pour la première fois, accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Bonne visite !


MUSÉE DOBRÉE

18 rue Voltaire
Nantes
Tél. : 02 40 71 03 50
- entrée plein tarif 3 euros/pers

par jrap publié dans : Histoire
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Mercredi 22 mars 2006
Ne serait-ce pas là l¹un des principaux frein à la cause royale, la
france n¹étant devenu par l¹action de 200 ans de république qu¹un
conglomérats d¹individus tristes et égoïstes s¹efforçant chacun de vivre au
dépens des autres dans une société insipide et multiculturelle ? Comment les
français pourraient-ils s¹unir, retrouver leur culture, leurs traditions,
leur histoire et leur fièreté d¹être français ?
Maurras en son temps parlait déjà de la dichotomie entre le pays réel et
le pays légal. Plus que jamais les français ne se sentent pas représentés
par leur classe politique, plus que jamais, ils sont pris au piège par le
suffrage universel direct : à savoir calquer ses attentes et ses désirs sur
le programme hasardeux et mensonger d¹un homme politique qui ne lui
ressemble en rien.
Les choix des français ne correspondent pas aux projets que font ceux
qu¹ils élisent, ainsi c¹est la souveraineté nationale, le fondement de la
république elle qui même est remise en cause.
-Bien qu¹une majorité de français se soit montré hostile à la construction
d¹une europe supra-nationale dotée d¹une constitution unique, nos hommes
politiques après avoir copieusement insulté cette majorité (qui pourtant
fait loi), continuent à Bruxelles de faire avancer ce projet sans
l¹assentiment du peuple.
-Bien qu¹une majorité de français était pour la reconnaissance de rôle
bénéfique de la colonisation, une classe d¹élus, une minorité haineuse et
revancharde, et un président couard ont fait retirer cet article de la loi
qui avait pourtant été votée et cætera...
En somme, on tente de complaire la france dans ce que l¹on pourrait
appeler de l¹ethnomasochisme, un culte sadique de la faute originelle, du
pardon, de la repentance... Résultat il ne cesse d¹y avoir conflit entre le
peuple et le gouvernement, entre le peuple et les élus. Les ³français² sont
divisés montés les uns contre les autres, les liens n¹existent plus que dans
des communautés plus ou moins extrêmes, des ³tribus² (le mot est à la
mode)...
Plutôt que d¹amener les gens à un consensus, à trouver où sont leurs
intérêts communs, on les dresse les uns contre les autres, riches contre
pauvres, jeunes contre vieux, droite contre gauche, immigrés et français, et
maintenant hommes contre femmes, homos contre hétéros... Le cocktail est
explosif, la société française est une poudrière, tout est pretexte à la
destruction.
Individualisme Égalitarisme et discrimination ³positive² remplacent
liberté égalité et fraternité. Ce qui était déjà une devise bien stupide et
utopique, est maintenant remplacé par une agression de la personne
considérée non pas en tant que sujet (res cogitans) mais réduite à sa seule
condition, à sa couleur, à son statut social, à son sexe et à sa
sexualité...
Renan disait : ³ une grande agrégation d¹hommes, saine d¹esprit et
chaude de c¦ur, crée une conscience morale qui s¹appelle une nation²...
Cette maxime ne s¹applique pas à la france du XXI° siècle pas plus qu¹elle
n¹est appliqué à la france de la seconde moitié du XX°s, et les choses ne
vont pas en s¹améliorant. Comment la France peut-elle redevenir une nation ?
par La Hyre publié dans : Politique
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Mardi 21 mars 2006
Un congrès de travail très réussi le samedi 18 mars à Paris 
et un superbe banquet le 19 mars à l’hôtel Mercure de la Tour Eiffel.
Sous la présidence de Guy Steinbach, président d’honneur de Marius Plateau, et sous la présidence de Bernard Pascaud, président du Comité directeur

de la Restauration Nationale, s’est tenu à Paris le Congrès des cadres de la Restauration Nationale, rassemblant les présidents de fédérations des régions de France ainsi que les principaux délégués. Ce fut un point sur les activités de l’année passée, mais surtout des propositions d’avenir pour développer l’action du mouvement. Richard d’A est particulièrement chargé de l’aspect internet.

Le lendemain, se tenait le banquet où l’on remarquait la présence

autour de Guy Steinbachet de Bernard Pascaud, de Nicole Maurras, de Louis Juhel, fils de Pierre Juhel fondateur de la Restauration Nationale, du Professeur François-Georges Dreyfus, de Jean Raspail, de Jacques Trémolet de Villers, d’Olivier Pichon,de Pierre Pinatel, de Jean-Christian Petitfiils, de Pierre Bernard, et de tous les présidents de fédération royalistes de France et de Navarre.

Beaucoup de monde, un bon repas et surtout une ambiance très chaleureuse.
Bernard Pascaud commença le banquet en faisant un point sur l’actualité politique.
Le professeur Dreyfus et Jean Raspail dirent leurs témoignages extrêmement profonds
et émouvants.
Jean Piat qui s’est excusé avait donné un lettre à lire à Jacques Trémolet de Villers. Pinatel fit rire aux larmes toute l’assemblée en croquant les principaux hommespolitiques en faisant au fur et à mesure un commentaire hilarant. Jacques Trémolet de Villers avec deux amis juristes ont présenté une saynète aussi divertissante qu’instructive en mimant un procès de la Ve République dont Jacques Trémolet présentait une défense versifiée du meilleur effet. impeccable accusation et jugement mesuré .
Evidemment il fut question de Politique magazine et de La nouvelle Revue Universelle.

Hilaire de Crémiers délégué général de la Restauration Nationale remercie chaleureusement les participants en les conviant au banquet de 2007.

Georges Rousseau fit l'hommage au Président de la RN, disparu la semaine derière.

FIDELE D’ENTRE LES FIDELES, NOUS A QUITTE

Notre ami Pierre Philippeau est retourné à la Maison du Père, après une brève mais terrible maladie le 15 mars 2006. Ses obsèques religieuses se sont déroulées à la chapelle Notre-Dame de l’Espérance à Versailles le 21 mars. Il était dans sa 78ème année. Issu d’une famille qui, depuis plusieurs générations, s’est dévouée à la cause de l’Action Française, Pierre Philippeau ( Pierrot comme nous disions ) participé à tous les combats que La Restauration Nationale a mené au cours des cinquante dernières années. Avec un inlassable dévouement, il participé à l’organisation de plus de vingt universités d’été de la RN, les « Camps Maxime Réal del Sarte

Il a, bien sûr, pris part aux combats pour l’Algérie Française et , à ce titre, a joué quelque temps à « cache- cache » avec les forces de police. Depuis 1994 il a été désigné comme président de l’association « La Restauration Nationale, Centre de propagande royaliste et d’Action Française » et a participé activement à la renaissance de notre Mouvement.

Nous lui devons beaucoup et nous garderons en mémoire son courage et sa fidélité inébranlable.



A Dieu, Pierrot


par jrap publié dans : Actualité
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Mardi 21 mars 2006

Vous invite à commémorer le 210 ème anniversaire de l’exécution du Général François –Athanase Charette de la Contrie,fusillé à Nantes le 29 mars 1796 place des Agriculteurs .

 Dimanche 26 Mars
11 H 15 Messe en l’église Saint Clément de Nantes avec le soutien des trompes des sonneurs du Bien Allé.
12 H 30 Recueillement à l’endroit précis de l’exécution place des Agriculteurs ,actuelle Place Viarme.
13 H    Déjeuner au restaurant Le Charette Place Viarme
15 H 30         Conférence  au musée Dobrée :  Monsieur Thierry Piel ,
Professeur Agrégé d’Histoire de l’Université de Nantes :

‘’Charette et la Vendée Militaire , de la Jaunaie à Viarme’’

 

Après la conférence vers 16 H 30 il sera possible de se rendre au lieu où le corps du général vendéen fut jeté après son exécution et où il repose peut-être encore.

Le président : Noël Stassinet  Courriel :  noel .stassinet @ cegetel.net 
Trésorier : Docteur J.Suard

   Le Comité :Abbé Yves Chéreau, Armel de Wismes, Hugues de Charette de la Contrie, Béatrice du Dresnay , Guy de Charette de la Contrie, Anne de Charette de la Contrie,Yvonne de Portzamparc,  Jehan de Dreuzy, Bernard Mallet , Me Jean-Yves Robert-Carteret, Dr Yves Le Neveu, Antoine Guillemot, André Desmolins ,Yves Floch,  , Gérard Hamelin, Bertrand de la Buharaye, Pascal Caillaud, Jehan-Richard d’Amphernet, Dr Jacques Suard ,Noël Stassinet .

 

 

par jrap publié dans : Actions URBVM
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Lundi 20 mars 2006
A.D.C.V.

Association dec/aree /oi du Jer jlli//et J90J

7, BOULEVARD DE LA REINE 78000 VERSAILLES


1793 : Dans un formidable élan, l'Ouest se soulève contre l'oppression: treize départements insurgés vont combattre dans un sanglant conflit au sud de la Loire pour la Vendée militaire, au nord pour la Chouannerie. L' association des descendants de chouans et vendéens a pour but de maintenir l' amitié formée, entre leurs ancêtres, au milieu des dangers courus en commun et, en bien des cas, cimentée par le sang versé sur les mêmes champs de bataille et d' être un lien culturel et de solidarité entre ses membres ainsi que de défendre et sauvegarder la memoire de ces évènements par la conservation, le développement et la diffusion parmi ses membres du patrimoine moral, culturel, familial et historique légué par leurs ancêtres et d'accueillir au sein de l' association tous les passionnés de la chouannerie et des guerres de Vendée.

 
La candidature est ouverte a toute personne en mesure de justifier de sa qualité de descendant en ligne légitime directe masculine ou feminine d'un chouan ou vendéen, d'un officier de l'armée catholique et royale ayant fait campagne entre 1793 et 1815.

 

Pour tous renseignements : A.D.C.V. 7, boulevard de la Reine 78000 Versailles, fax 08 25 19 24 58. email: adcv@carteret.org

 

 

 

par jrap publié dans : Actualité
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Mercredi 15 mars 2006
Les femmes soldats en Vendée
Premières victimes d'une guerre civile qu'en dépit de leurs convictions religieuses elles n'ont ni fomentée ni voulue, les femmes de l'ouest de la France se retrouvent, dès les débuts du soulèvement, au printemps 1793, les plus exposées. Et les plus déterminées.

Par Anne Bernet


Avant même qu'à Paris certaines officines du pouvoir révolutionnaire élaborent une théorie meurtrière d'éradication totale des populations insurgées, à commencer par l'élément féminin - « le sillon reproducteur », pour parler le jargon de l'époque - ce sont les femmes qui souffrent : viols, massacres de civils, époux, fils, frères tombés au combat, incendies de villages entiers, exode massif... Dans cette horreur où bascule leur quotidien jadis si paisible, l'immense majorité d'entre elles n'envisage pas un instant de prendre les armes et continue, vaille que vaille, à maintenir un semblant de normalité. Un choix qui s'avère parfois insoutenable. Sous la pression des circonstances, il arrivera qu'elles soient obligées de se battre. Pour certaines, la décision sera sans retour.

Mouvement collectif, réaction incontrôlable de mères aux abois, et prêtes à tout pour protéger leurs enfants en danger. C'est le cas le 19 septembre 1793 à Torfou, lors de la bataille qui oppose l'ensemble des armées catholiques et royales, exceptionnellement fédérées devant le péril commun, à l'armée de Mayence, depuis peu arrivée en Vendée, sous les ordres de Kléber, Beaupuy et Aubert-Dubayet. Pendant l'affrontement, décontenancées devant l'exceptionnel mordant des Mayençais, les troupes de Charette perdent soudain pied, et refluent en désordre vers le bourg, où leurs familles, fuyant l'avance républicaine, se sont réfugiées. La déroute entraînerait peut-être l'effondrement de tout le dispositif royaliste si les maraîchines et les paydrettes (les femmes du Marais breton et du pays de Retz), en voyant revenir leurs hommes affolés, ne leur tombaient dessus à coups de triques et de sabots. C'est ainsi qu'elles vont les ramener au combat, sous leurs invectives et leurs menaces.

Mieux encore, afin d'être sûres qu'ils ne recommencent pas, elles se jettent avec eux dans la mêlée, souvent sans autres armes que des bâtons. L'irruption sur le champ de bataille de cette horde en jupons désoriente à leur tour les républicains. Beaucoup se font tuer avant d'avoir eu le réflexe de se défendre contre un adversaire aussi inattendu. Si elle ne suffit pas à décider du sort de la journée, l'étonnante contre-attaque des Vendéennes donne aux Blancs le temps de se ressaisir et de reprendre le dessus. Nombreuses sont celles qui paient de leur vie ce sursaut d'héroïsme ; une seule échappe à l'anonymat collectif : la jeune Mme de Bruc, épouse d'un officier, qui s'empare d'un cheval et d'un sabre, et se fait tuer en chargeant avec la cavalerie royaliste.

Cependant, ces exploits collectifs motivés par une nécessité immédiate de survivre et de protéger des familles vouées à l'extermination en cas de défaite ne sont que circonstanciels, tout comme la réaction des jeunes filles de Saint-Colombin, en février 1794, sauvées par l'arrivée de Charette au moment où les Bleus, qui ont massacré tout le village puis violé les prisonnières mises de côté à cette fin, s'apprêtent à les fusiller. Elles ramassent les armes de leurs bourreaux et se joignent à la petite troupe du chevalier. Malheur aux blessés et aux prisonniers républicains qui tombent ensuite entre leurs mains et qu'elles achèvent, méthodiques et vengeresses, à coups de pierres. Représailles d'ailleurs exceptionnelles, elles aussi, et qui tranchent, dans leur sauvagerie, avec l'attitude de tant d'autres de ces femmes, prêtes à défendre, souvent, des hommes désarmés ou mourants qu'elles savent pourtant être les assassins de leurs proches.

Victimes des circonstances, elles n'ont pas de vocation militaire ni militante. Seuls les animent l'instinct de survie, la haine ou la colère. Quelques-unes, en revanche, choisissent délibérément de devenir des combattantes - ou des combattants, car la décence les pousse à cacher qu'elles sont des femmes - et de faire la guerre pour de bon.

De toutes, la plus célèbre, et la plus exemplaire, est incontestablement Renée Bodereau, qui s'illustre sous le nom de guerre de l'Angevin, vite transformé en Brave l'Angevin par des camarades admiratifs. Née en 1770 au village de Soulaine, Mlle Bodereau rentre chez elle, un soir du printemps 1793, pour découvrir son vieux père infirme égorgé par les Bleus. Elle revêt alors les habits d'un de ses frères, déjà tous partis combattre, et s'engage dans la troupe du major général Stofflet, en usurpant l'identité d'un de ses aînés. Les débuts sont rudes et pénibles pour la jeune fille, qui ne sait manier ni un fusil ni un sabre, ni monter à cheval. Les premiers accrochages avec l'ennemi la frappent d'épouvante. Saisie de honte devant sa propre lâcheté, elle fait alors cette prière : « Mon Dieu, ne me donnerez-Vous pas plus de coeur afin de venger Votre gloire ? », et se sent aussitôt emplie d'une bravoure invincible. A sa première affaire d'importance, au Pont-Barré, elle surprend un détachement républicain de quatre hommes, et les tue, seule, puis se bat toute la journée. Il faut que la lame de son sabre se brise sur le crâne de sa vingt et unième victime pour arrêter cette indomptable. Jusqu'en 1795, et la première pacification, Renée Bodereau est de tous les combats, toujours à l'avant-garde, toujours partante pour les missions dangereuses ou aventurées. Il y a longtemps que son secret est éventé et que les Blancs savent à quoi s'en tenir sur son sexe. Pendant la Virée de Galerne, Stofflet, agacé d'être si souvent devancé par ce petit jeune homme intrépide, s'enquérant de son identité, s'entend répondre : « Général, c'est votre meilleur cavalier qui veut mourir à l'avant-garde ! » « C'est donc un gentilhomme ? » « Non, c'est une fille, mais qui se bat comme un lion ! »

Si les siens savent qui elle est, pour les Bleus Renée reste le redoutable Hyacinthe Langevin, dont la tête est mise à prix 40 000 livres. Quand elle est enfin arrêtée, au printemps 1795, alors qu'elle refuse la pacification, on l'emprisonne sous le plus improbable des prétextes : une accusation de viol. On tente de lui faire reconnaître le nouveau pouvoir, affirmant que « ses chefs sont de très mauvais sujets qui n'ont pas su faire sa fortune » et que la République saura se montrer plus généreuse. A quoi Renée, superbe, répond : « Je me ferai républicain le jour où la République me rendra vivants vingt-sept de ma famille qu'elle a massacrés. » Comme on lui oppose que c'est impossible, elle rétorque : « Eh bien, il m'est tout aussi impossible de me faire républicain ! » Les autorités lui feront payer cette insolence. Elle traverse pourtant la tourmente et s'éteint en 1824, minée par les blessures reçues au combat, laissant des Mémoires étonnants.

Du même genre, mais promise à un destin plus court et plus tragique, la petite Jeanne Robin, de la paroisse de Courlay, parfois surnommée « la Jeanne d'Arc vendéenne », s'engage dans les troupes du marquis de Lescure. Incapable de soutenir cette identité masculine, elle avoue son imposture à l'épouse du général, en la suppliant de lui épargner la honte d'être renvoyée dans ses foyers. Ne voyant pas d'issue, elle trouve moyen de se faire tuer dès le surlendemain, 5 mai 1793, à la prise de Thouars. La découverte de son corps sur le champ de bataille, présenté par la propagande républicaine comme celui de « la soeur du brigand Lescure », accréditera la légende de la présence massive de femmes dans les rangs royalistes.

La destinée de Mlle Regrenille est moins dramatique. Novice chez les ursulines au début de la Révolution, l'interdiction des voeux religieux et la fermeture des couvents la contraignent à rentrer dans le monde. Elle s'y découvre une vocation nouvelle, celle de hussarde, et, sous un déguisement d'homme, intègre, elle aussi, la cavalerie vendéenne. Elle se couvre de gloire pendant la Virée de Galerne, à laquelle elle a la chance de survivre avant de parvenir à retrouver sa famille. Lors de son voyage en Vendée, Napoléon tient à se la faire présenter. Soucieuse des convenances, Mlle Regrenille se fait accompagner par son frère. Aimable, l'Empereur demande à celui-ci : « Et que faisiez-vous, monsieur, tandis que votre soeur se battait si bien ? » « Sire, j'étais citoyen neutre... » « Neutre ? ! Alors vous n'êtes qu'un jean-f... ! », assène Napoléon au bourgeois médusé.

Céleste Talour de La Cartrie, veuve en premières noces d'un M. de La Brossardière, s'est, à 40 ans (âge avancé pour une femme à l'époque), remariée avec le comte William de Bulkeley, d'une famille irlandaise établie en France, et de dix ans son cadet. Celui-ci, au début de l'insurrection, prend le commandement des bandes des environs de La Roche-sur-Yon. Sa femme l'accompagne, mais pas pour faire de la figuration : elle se bat. Les rapports républicains parlent de « l'amazone Bulkeley et de ses cruautés inouïes », dans le but de discréditer le rôle des femmes de l'aristocratie dans la guerre civile et de nuire à la réputation des généraux, accusés de se laisser manipuler par des influences femelles et maléfiques, faiblesse évidemment indigne d'un homme et d'un militaire.

Arrêtée en décembre 1793, à la fin de la Virée de Galerne, avec son mari et sa fille de 12 ans, Mme de Bulkeley est condamnée à mort. Son époux la sauve en la suppliant d'alléguer une grossesse inexistante. Le sursis accordé lui fait traverser la Terreur mais la laisse absolument seule, William ayant été guillotiné et sa fille étant morte du typhus. C'est auprès de Charette que la comtesse trouve refuge, et peut-être consolation. Elle ne rendra définitivement les armes qu'après la mort du général, le 29 mars 1796, et finira par se remarier, une troisième fois, avec, et c'est un comble, un officier républicain, le capitaine Pissière, subjugué par cette femme d'exception. Céleste enterrera encore ce mari, et mourra, à 78 ans, en 1832. A-t-elle été l'une des maîtresses que l'on prête à Charette ? Rien de moins sûr, mais le fait est qu'en le rejoignant, elle a retrouvé auprès de lui des dames et des demoiselles, nobles ou roturières, restées dans la légende sous l'appellation générique d'« amazones de Charette » et dont certaines méritaient ce titre grâce à leurs incontestables faits d'armes.

Une aura romantique et largement fausse entoure la plus connue, la comtesse de La Rochefoucauld, surnommée « la Mieux-Aimée » ou « la Belle Vénus de notre dieu Mars » par les soldats et officiers de l'armée de Charette. Née en 1762 à l'île de la Grenade, aux Antilles, mariée à un officier de marine, Pierre de La Rochefoucauld, qui l'a ramenée en métropole, Marie-Adélaïde de La Tousche-Limouzinière, une fois son mari émigré, s'ennuie en son manoir de La Garnache. En mars 1793, elle soulève sa paroisse, avec la complicité d'un de ses fermiers, Joseph Thomazeau, silencieusement et éperdument amoureux d'elle. Ils s'agrègent à l'armée de Joly, qui tient la région des Sables-d'Olonne, mais, rapidement, la comtesse et le vieux Joly, misogyne acrimonieux, se heurtent de front. Dégoûtée de la muflerie du personnage, Marie-Adélaïde décide de rejoindre Charette, dans les bras duquel elle s'abandonne tout l'été 1793. L'avancée des Mayençais, à l'automne, les sépare sans retour, le général refusant, face à un danger extrême, de s'encombrer d'une femme, même s'il en est épris. Ils ne se reverront jamais. Séparées des armées vendéennes, les bandes de Mme de La Rochefoucauld se retrouvent isolées dans la zone côtière et quelques attaques de convois républicains ne leur suffisent pas à survivre. Le 16 janvier 1794, trahie, la jeune femme est arrêtée dans une métairie du village de Dompierre et fusillée le soir même sur la plage des Sables, en compagnie du fidèle Thomazeau, qui ne l'a pas quittée. Dans l'espoir de nuire à sa mémoire, les républicains feront circuler un récit fantaisiste de ses derniers instants, selon lequel, saisie de panique, elle se serait offerte au premier venu pourvu qu'on ne la tue pas. Calomnies aussi stupides et dénuées de fondement que la version romanesque affirmant que le pauvre Thomazeau, amoureux transi, aurait, à la dernière seconde, confessé à sa dame sa passion sans espoir.

Victoire du Fief, femme d'un officier émigré, est devenue enragée à la suite de l'assassinat de son bébé, qu'elle a retrouvé coupé en morceaux dans son berceau. Du printemps 1794 à la pacification de 1796, la minuscule Mme du Fief venge son fils, avec une ardeur qui épouvante l'ennemi, bien qu'elle sache, la fièvre du combat retombée, implorer grâce pour les prisonniers. Sa glorieuse participation au combat des landes de Béjarry, le 30 mai 1794, lui vaudra, à la Restauration, un honneur sans précédent dans l'histoire militaire française. A défaut de pouvoir lui donner la croix de Saint-Louis, les statuts ne prévoyant pas la possibilité de décerner cette décoration à une femme, Louis XVIII lui envoie cette lettre : « Je regrette que les règlements ne me permettent pas de vous donner cette croix de la vaillance, mais j'ose, à la place, vous offrir mon portrait et, en le portant attaché à un ruban semblable à celui de l'ordre dont je voudrais vous décorer, il prouvera, du moins, la nature de vos services et combien je sais les apprécier. »

Il faut encore citer, parmi les amazones de Charette, son agent de liaison, Marie Lourdais, une épicière itinérante qui, sans porter les armes, prend des risques insensés afin de l'informer. Laissée pour morte sur un champ de bataille, celle que le général appelle « ma Bretonne », se rétablira et mourra nonagénaire sous le Second Empire. Enfin, il convient de ne pas oublier la jeune paysanne Madeleine Tournant, dernière femme engagée dans le combat vendéen, laissée à l'agonie dans les bois de la Chabotterie, le 23 mars 1796, lors de la capture de Charette. Elle aussi survivra à la guerre.

Bien qu'elles aient d'abondance inspiré les romanciers, les chouannes, au nord de la Loire, sont moins engagées que les Vendéennes dans la lutte armée. Egérie du marquis de La Rouërie, son cousin, Thérèse de Moëlien, morte sur l'échafaud à Paris le 18 juin 1793, est indubitablement l'un des chefs de la contre-révolution, mais elle n'aura pas le temps de se battre. Agent de liaison et officier de recrutement, Mme Le Frotter de Kérilis, tuée lors du raid royaliste d'octobre 1799 sur la prison de Saint-Brieuc où elle est incarcérée, est considérée comme très dangereuse par les républicains, mais moins pour ses faits d'armes que pour son influence et son action militante. C'est une autre tactique encore qu'utilise, en cette même année 1799, une jeune fille du Cotentin, connue sous le nom de Marie-Muguette, qui n'hésite pas à sacrifier sa vertu pour permettre, en occupant le geôlier, l'évasion de plusieurs de ses camarades emprisonnés au Mont-Saint-Michel et promis à la guillotine.

Quant aux armées des princes en exil, elles comptent aussi dans leur rang une amazone, Louise du Haussey, dame de Bennes, qui a suivi son mari en émigration, abandonnant son manoir normand et leurs deux enfants pour l'accompagner. Sous le pseudonyme de chevalier de Haussey, qui ne trompera pas longtemps les gentilshommes de son entourage, Louise de Bennes fait les premières campagnes d'Allemagne, et, son époux tué près d'elle, elle conserve son déguisement pour garder l'occasion de le venger. Prise à Quiberon, en juillet 1795, elle accepte de remettre une robe le temps de s'évader, toujours dans l'intention de regagner l'Angleterre et de continuer à se battre. Revenue en France en 1805, Mme de Haussey s'éteindra en 1838, royaliste impénitente, et scandalisant son monde par son refus obstiné de quitter ses pantalons...



Spécialiste de l'histoire des guerres de l'Ouest, Anne Bernet est, entre autres, l'auteur d'une Histoire générale de la chouannerie (Perrin, 2000) et d'une biographie de Charette (Perrin, 2005). Elle vient de publier Clotilde chez Pygmalion (coll. Histoire des reines de France).


 
par jrap publié dans : Politique
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