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Bretons et Vendéens

Bienvenue  sur le blog de l'URBVM.
"Le royalisme est une force avec laquelle il faudra compter dans l'avenir"

Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /2010 08:35

 L'on apprend qu'à Saint Herblain, au collège privè Saint Dominique, un professeur est maintenu dans ces fonctions alors qu'il change de sexe. A la lecture de l'article on apprend que la hiérarchie ainsi que le diocèse ont été mis au courant et l'ont « préparé et accompagné ».

En tant que catholique, je ne critique ici pas l'homme mais ses actes, je ne souhaite pas qu'un jour l'un des professeur de mes enfants change de sexe et je demande au diocèse de demander la mutation de celui-ci ! Et si le clergé dit catholique ne réagit pas alors j'enleverai mes enfants du privé sous contrat. Cette personne peut enseigner dans bien d'autres établissements.

 

Par CathoRoyco - Publié dans : Société
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 23:18
C'est la rentrée ! Pensez à vos abonnements TV ! http://www.bouquet-musulman.tv/;
free et darty l'ont fait pour vous !!
Par URBVM - Publié dans : Actualité
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 08:34

A l'origine du projet...

 

Venus d’Angleterre, du pays de Galles ou d’Irlande, des chrétiens convertis depuis plusieurs générations, en butte aux attaques des Pictes, des Scots et des Saxons, ont franchi la Manche pour se réfugier en Armorique. Cette grande Migration a duré 150 ans, à partir de 450 ap. J.C. jusqu’au VIe siècle. La très grande majorité des Saints qui ont christianisé la Bretagne venait de Cornouaille ou du Pays de Galles. Au départ personnages à la fois légendaires et historiques, et bientôt sanctifiés au gré de la christianisation de la culture populaire bretonne, on retrouve partout leurs empreintes : noms de lieux, de communes, de festivités, proverbes et dictons, ... A notre connaissance, à l'heure actuelle en Bretagne, hormis de rares initiatives isolées à l'impact local et limité dans le temps, aucune manifestation d'importance n'évoque ces aspects de notre histoire pourtant décisifs pour notre identité et notre culture régionale. Redonner vie à cet héritage culturel, témoin des origines de la Bretagne, c'est non seulement l'occasion de renouer avec ce qui fait l'identité profonde de la Bretagne, mais aussi l'opportunité de dynamiser l'économie locale.

 

 

Vous pouvez à présent vous rendre sur le site de la Vallée des Saints pour découvrir les 6 nouvelles oeuvres monumentales réalisées par 7 sculpteurs professionnels : Patrice LE GUEN (Sainte-Anne), Bruno PANAS et Norbet LE GALL (Saint-Herbot), David PUECH (Saint-Gildas), Jacques DUMAS (Saint-Patrick) et Olivier LEVEQUE (Santig Du).

 

Pour la visite, CLIQUEZ ICI  

 

 

Pour tous renseignements : http://www.lavalleedessaints.com/index.php

Par Breizh - Publié dans : Patrimoine
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 12:10

Encore un lieu de mémoire et de recueillement catholique  profané, vandalisé, saccagé. La chapelle des Martyrs  dressée en souvenir d’un massacre de villageois pendant la Révolution par les colonnes infernales, porte les traces de profanations et d’actes de vandalisme.

 

Vases à terre, statues renversées, ex-voto lacérés, livre d’or dégradé, vitraux explosés, portes dégondées : tel est le spectacle de désolation qu’offre  cette chapelle où encore mardi dernier, une messe était  dite. Déjà en 2008, la chapelle et l'oratoire, situés au cœur de la forêt de Nuaillé-Chanteloup, près de l'étang de Péronne, avait été la cible de voyous. La crypte étaient profanée, des ossements avaient été éparpillés dans la forêt. profanée.  « La chapelle n'est plus ce qu'elle était, un véritable lieu de prière et de recueillement empreint d'histoire et de sacré, déplore Mme de Fougeroux. Nous avons dû enlever beaucoup d'objets de culte et du mobilier dont les prie-dieu. »

La chapelle a été édifiée en 1863 par le comte René de Colbert comme lieu de sépulture de sa famille et « pour rendre hommage au souvenir de plus d'un millier de victimes massacrées à cet endroit en 1794 pendant les guerres de Vendée ». Appartenant à la famille de Fougeroux, la chapelle abrite encore les sépultures d’ascendants. Rien n’arrête les vandales.

 

L'URBVM s'inquiète toujours de voir les lieux de cultes catholiques et de la mémoire saccagés, détruits, incendiés. Personne parmi les responsables de notre "belle" république ne s'indigne. Il faut dire qu'ils ne réagissent que lorsque  d'autres lieux de culte et de mémoire sont mis à sac"!

Par URBVM
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Dimanche 29 août 2010 7 29 /08 /2010 10:35

Pas d'autre alternative pour les honnêtes gens; Une dépèche de la Ligue du Midi

 

A quelques jours d’intervalle deux tragédies ont bouleversé la population du Languedoc : après René Galinier, incarcéré à 73 ans parce qu’il s’était défendu à son domicile, c’est Pierre Confort -69 ans-battu à mort par des malandrins sur ses terres  pour le dépouiller. Dans les deux cas on s’attaque à nos ainés, dans les deux cas l’injustice est insuportable...


Aujourd’hui, après avoir vidé la légitime défense de son sens, la justice ne laisse plus aux honnêtes gens, en cas d'agression, que deux possibilités , soit se faire tuer, soit aller en prison... Voila la situation dans laquelle le laxisme et la lâcheté de nos dirigeants, seuls responsables de ces tragédies, nous enferme.


Car ces beaux messieurs, à l’abri de leurs  quartiers sécurisés et de leurs gardes du corps n’ont qu’une hantise, c’est que les gens du peuple, abandonnés de tous, se défendent par eux-mêmes.

Avec Richard Roudier et la Ligue du midi refusons cette alternative mortifère et exigeons :

-La mise en œuvre de tous les moyens afin de retrouver les meurtriers de Pierre Confort
-La refonte de la légitime défense qui doit passer en particulier par la sanctuarisation du domicile et la protection des biens
- La reconquête des ghettos des villes et des champs et l'éradication du système maffieux qui y prospère

 

N.B: Richard Roudier et les membres de la Ligue du Midi seront présents lors des obsèques de Pierre Confort en l'église de Saint-Geniès-de-Malgoirès ce vendredi à 10 h.

Par URBVM
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 07:29

Dans le vignoble, la chapelle de la discorde

Chapelle chantier

jeudi 12 août 2010

OUEST-FRANCE


 (Titre de Ouest France dans son édition DEPARTEMENTALE !

Cliché Hedo-Vendée. L'article est publié dans son intégralité, les mots soulignés en gras sont d'origine. Ce sous-titre est du SCB.)


Chaque été, de jeunes catholiques participent à la restauration d'une chapelle à La Chapelle-Basse-Mer, dans le vignoble nantais. Là, ils construisent un souterrain reliant la chapelle à la crypte.

D'un côté, un historien proche des milieux royalistes qui a lancé un chantier de restauration, de l'autre un maire largement soutenu par la population.

Une ruine. Où les gamins du coin s'inventaient des histoires à la « Club des cinq » entre les ronces. Aujourd'hui, une vingtaine d'années plus tard, cette chapelle a retrouvé fière allure. Reynald Sécher, « enfant du pays » et « historien reconnu dans le monde entier » (comme il se définit lui-même), choie « ce lieu de mémoire » situé dans le vignoble nantais à La Chapelle-Basse-Mer, à plusieurs centaines de mètres de la demeure où il est né.

Il l'achète en 1992. Et, très vite, met en place des chantiers de jeunes, chaque été en juillet. On s'y presse de la France entière. Et on bosse, on défriche, on cimente, on cloue. On prie aussi au milieu des truelles et brouettes, comme ça à la bonne franquette, en short, assis dans l'herbe. La vie est belle, « l'oeuvre » sort de terre.

Les Chapelains observent. Voient parmi les jeunes « des gars aux crânes rasés, en treillis et rangers ». Cette méfiance de la grande partie de la population locale, « les dégradations régulières sur la chapelle », « les vols de matériel ou de l'harmonium », Reynald Sécher en a soupé. En ce jeudi de soleil, il nous parle longuement dans ce cloître, lui aussi construit entièrement lors de ces chantiers. « J'aurais dû avoir la Légion d'honneur pour avoir fait ça », soupire-t-il pendant qu'une petite dizaine de jeunes, bermudas et tennis, s'activent à terminer un tunnel qui mène à une crypte.

« Ah ! On serait pétainistes ? !... »

« Et dire que je ne fais pas ça pour moi mais pour la population. Moi qui ai démontré qu'il y a bien eu un génocide vendéen durant la Révolution française (1), j'aurais voulu créer ici un mémorial des guerres de Vendée. Mais le maire ne veut pas nous accorder de permis. Alors on va arrêter la mort dans l'âme. Encore deux étés, et on s'en ira sauver autre chose. »

« Tout ce qu'on nous reproche »,selon lui, tient à un seul homme. Roger Jamin, le maire. Qui n'aurait pas de mots assez durs : « Il m'a reproché de créer une chapelle intégriste. Il nous traite de nazis, révisionnistes, négationnistes, bref de tout ce que vous voulez. » Assis à l'ombre du cloître, on lui glisse que des riverains ont entendu des jeunes chanter à la nuit tombée « Maréchal, nous voilà ! ». Il nous coupe, et dit comme offusqué : « Ah maintenant, on serait pétainistes ! » Une méprise, selon Reynald Sécher, homme affable et policé.

Ne serait-il pas royaliste ? Non, jure-t-il de ses grands dieux. La preuve ? « J'ai travaillé comme directeur de communication de Jean-Pierre Raffarin au Conseil régional de Poitou-Charentes. » N'a-t-il pas lancé une souscription pour financer la création de statues de Marie-Antoinette et de Louis XVII ? « Quoi ? » On insiste et il dit : « Ah oui, quand on m'a proposé ça, j'ai rigolé ! »

On quitte cet « amoureux des vieilles pierres » et les jeunes bâtisseurs dont cette fille « enseignante en Seine-Saint-Denis », joliment souriante qui dit : « Ah non, il n'y a pas d'intégristes ici. »

Il n'empêche, Reynald Sécher s'est rendu, en 2007, au camp d'hiver de Chrétienté-Solidarité organisé par Bernard Antony ; le chef de file des catholiques traditionalistes, ancien député européen FN, écrit dans son blog : « Nous avons reçu [...] l'ami Reynald Sécher. » Toujours en 2007, il donne une conférence pour « Lys de France », « association d'inspiration catholique et royale ».

On découvre aussi deux photos de l'historien participant, en août 2006, à une journée de l'Action française (mouvement politique royaliste), au château de Lignières, dans le Cher.

On voit encore sur le forum « Vive le Roy », un appel à souscription pour les statues de la femme et du fils de Louis XVI : « Chacun peut participer à cette action en prenant contact avec Reynald Sécher [...] qui donnera les modalités pour les dons. »

« Il se pose en victime »

« C'est un homme qui avance masqué, affirme Roger Jamin, le maire divers droite de la commune. Il a des idées que je ne cautionne pas, mais je ne l'ai jamais insulté. Le terrain où se trouve la chapelle n'est pas constructible. Malgré tout, j'ai accepté la construction du cloître... En fait, il se pose toujours en victime. »

Que deviendront cette chapelle, ce cloître et cette crypte ? « J'ai proposé à l'évêché de lui donner mais on m'a répondu qu'il raserait tout pour construire un immeuble », se désole Reynald Sécher. À l'évêché, on n'a pas eu écho de cette offre. Pas plus qu'à la paroisse. « Je suis là depuis sept ans, nous n'avons jamais eu cette proposition », assure le père Lebeau.

« Je suis désespéré, souffle Reynald Sécher. Comme François Pinault quand il a voulu créer un musée à Paris et qu'il a dû s'exiler à Venise. »

Jean-François MARTIN.

Pour le journaliste signataire de ce torchon, qui aurait pu être signé par Hébert dans le Père Duchesne, ou par un homonyme Jean-Clément, tous les moyens sont utilisables pour discréditer, sans aucun droit de réponse.Et ce pauvre  maire de La Chapelle qui y va de son trait de fiel.Le discrédit est toujours le bien-venu pour salir ceux qui veulent honorer  la mémoire de ceux qui ont souvent tout perdu au nom de leur dignité.Et il y en a qui perdent toute dignité pour gagner le déshonneur !  

 

Source : http://souvenirchouandebretagne.over-blog.com/

 

 

Par Le chouan récalcitant - Publié dans : Patrimoine
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /2010 17:37

 

auray.jpg Du 2 au 6 Septembre 1792, 1 400 personnes, dont 300 prêtres, furent massacrées à Paris par les révolutionnaires. Tortures, assassinats et exécutions, rien ne fut épargné aux victimes de cette folie sanguinaire…. En 1926, un décret pontifical a béatifié 213 victimes de ce massacre.

Ne les oublions pas! Venez commémorez avec nous la mort de ces catholiques massacrés pour leur Foi lors d’une journée  organisée par l’Union Royaliste Bretagne Vendée Militaire qui se tiendra

 

                                            Le Samedi 18 Septembre à Auray (56)

 

Programme

10 h 30 : Messe célébrée en la Chapelle du Champ des Martyrs à Auray

12 h Déjeuner à Sainte Anne d’Auray

14 h Conférence sur « les Martyrs de Septembre 1792 » pour découvrir la réalité de ces massacres.

Bolée de l’amitié

Tarifs : 6 euros par personne, gratuit pour les - de 12 ans

Pour tout renseignement, contactez : Augustin Debacker au 06 69 59 40 19 ou

franceroyale@live.fr

Faites connaitre autour de vous ! Venez nombreux !

Par URBVM
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /2010 19:05

 

Youcef_Ben_Brahim.jpg Promotion « Lieutenant Youssef ben Brahim ». C’est le nom qui a été donné à la nouvelle promotion d’officiers de l’Ecole d’application de l’infanterie (EAI) de Montpellier. C’est un signe fort. Et qui nous donne à espérer. Malgré la vieille clique gaullarde cuite et recuite dans la haine avec ses complices communistes.

Youssef ben Brahim (1927-1968) est né dans la tribu des Yousfi, dans la région de Saïda (ouest de l’Algérie). En 1954, il rejoint le FLN. On le charge d’une mission de tissal (à la fois agent de liaison et guide). Il assure le transport de fonds, de médicaments, d’armes, entre les Willaya 3 (Kabylie) et 6 (Atlas

saharien-Aurès). Quand il découvre les massacres de masse du FLN (notamment à Melouza où sont assassinés, dans des conditions indescriptibles, 300 hommes « coupables » d’avoir rallié le Mouvement nationaliste algérien, opposé au FLN), son choix est fait. Il est un soldat. Pas un tueur. Il décide alors de se rendre à l’armée française.

A cette époque, Bigeard vient de créer le « Commando Georges » (devise : « Chasser la misère ») qui porte le prénom de l’homme à qui il en a confié le commandement : le capitaine Georges Grillot, un de ses anciens du 3e RPIMa. Grillot est secondé par Armand Bénésis de Rotrou (1). Le « Commando

Georges » est composé de fellaghas ralliés. Dont Youssef ben Brahim. Soldat exceptionnel, il est bientôt nommé officier et devient l’adjoint de Grillot. C’est lui qui, parmi les prisonniers, recrutera des ralliés capables de devenir responsables de katibas. Bientôt, le commando compte 130 hommes. Tous français de souche nord-africaine, selon la terminologie de l’époque. Ils sont de tous les combats contre les fellaghas. Avec ce bilan : 1 200 armes récupérées, 1 800 fellouzes mis hors de combat, etc. Déguisé en fellagha, Youssef ben Brahim remontera toute une filière et capturera l’officier « liaison-renseignements » de la Willaya 5.

Après le 19 mars 1962, on connaît l’histoire. L’ordre (De Gaulle, Messmer, Joxe) de lâcher les harkis. Le « Commando Georges » et les familles de ces héros, c’est 2 500 personnes. Sur les 242 hommes que comptait alors le commando, 180 tomberont entre les mains du FLN et la plupart seront tués, là encore dans des conditions qui défient l’imagination (2). Grâce à un officier de l’armée de l’air qui désobéira aux honteuses consignes du gouvernement, Youssef, sa famille (3), son garde du corps, Daho, seront évacués en hélicoptère à Oran et, de là, vers la France. Il était chevalier de la Légion d’honneur, médaillé militaire, titulaire de neuf citations (dont quatre à l’ordre de l’Armée). Il aura donc fallu près d’un demi-siècle pour que soit enfin honoré un soldat de France, un Français musulman.

A Montpellier, la cérémonie s’est déroulée en présence des fils et des filles de Ben Brahim, dont son fils, Akim Ben Brahim, photographe bien connu dans le Sarladais où la famille s’était réfugiée. Cet hommage à Youssef ben Brahim avait été demandé par le général Bigeard. Le destin fera que Bigeard est mort le jour même du baptême de la promotion. Mais ils se sont retrouvés, pour toujours, aux côtés du Bon Dieu.

(

1) Auteur d’un livre remarquable dont nous avions rendu compte : Commando « Georges » et l’Algérie d’après (Editions Dualpha).

(2) Huit seront affectés au 8e RI, seize exfiltrés en métropole. Par la suite, quelques rescapés réussiront à regagner la France.

(3) Père de huit enfants, il avait été grièvement blessé d’un coup de hache le 24 janvier 1961. En France, le FLN tentera à trois reprises de l’assassiner. Il déjouera ces tentatives en éliminant neuf des terroristes…

ALAIN SANDERS

Par URBVM - Publié dans : Actualité
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 12:14

 

Voilà un roman choc qui plonge le lecteur au cœur du désenchantement de notre époque. Une histoire au plus près de la réalité contemporaine, où la fiction permet toutes les audaces. Une langue crue et poétique qui s'épanouit dans la construction d'un authentique style.



Benoît Gousseau rprojette un regard acéré sur notre monde
Benoît Gousseau rprojette un regard acéré sur notre monde
Désabusés, les personnages de ce roman le sont. Particulièrement le narrateur, Robert, ce cinéaste un peu raté à force de ne jamais s’engager dans l’un ou l’autre des camps. Sa rencontre avec Marianne aurait pu tout changer. Mais, là encore, il eût fallu s’engager : dans un monde dangereusement ouvert, l’amour ne peut se limiter à un huis clos béat. Faute d’embrasser les angoisses de Marianne, nées des réalités de son quotidien, Robert la perd. Elle lui revient pourtant, trop tard et chargée d’un secret trop lourd. Que s’est-il passé pendant cette période où il l’a fuie, au prétexte d’un tournage au Maroc ?
Si cette histoire est pleine de bruits et de fureur, c’est que Marianne prend, au fil du récit et bien malgré elle, une stature d’allégorie : la tragédie dont elle est la victime, peint, en arrière-plan, un tableau très réaliste de notre société. Une toile brossée au risque d’interrogations culturellement insolentes qui en fâcheront certains et en réjouiront d’autres. En effet, à rebours du désengagement de ses héros, l’auteur se donne à voir plutôt engagé.
Mais où ? C’est là l’énigme de ce roman construit comme un polar et écrit comme un hommage à la dimension poétique du cinéma français. Pour son premier roman, Benoit Gousseau intrigue ! . A lire cet été…
Benoît Gousseau, vendéen habitant Saint Hermine, est journaliste. Après une expérience au théâtre, il a été critique musical, littéraire et de cinéma. Il a également écrit des livrets d’opéra qu’il a mis en scène, et a participé à l’écriture de scenario de films.

Marianne ou la liberté : 280 pages, 18 € + 4 € de port par exemplaire. Le Rossignol éditeur 2, route d'Angers 49130 Ste Gemmes sur Loire. Commande par Internet à : http://lerossignolediteur.fr
Par URBVM - Publié dans : Culture
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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /2010 08:33


"Je ne fêterai pas votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Mais je prendrai le deuil de vos pauvres victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération.

Je ne fêterai pas l’espérance trahie
Du peuple demandant l’arbitrage royal
Jusqu’alors rendu juste, équitable et loyal
Mais au nom d’une foi par votre orgueil haïe.

Je ne célèbrerai pas votre intolérance.
Ni vos sacrilèges, ni vos profanations.
Ni les grands mots ronflants de vos proclamations
Prônant la liberté dont vous priviez la France.

Je ne fêterai pas l’infâme Cordelier
Faisant assassiner, par sa triste colonne,
En l’Eglise du Luc, près de six cents personnes
Dont cent cinquante enfants réunis pour prier.

On ne pardonne pas les Oradours sur Glane
Et vous seriez fondés d’en tarer les nazis
Si vous n’aviez, chez nous, fait pire aussi
Vous êtes précurseurs, Messieurs, et non profanes.

Quand vous jetiez aux fours, par vous chauffés à blanc,
Les mères, les enfants, les vieillards, les mystiques,
Vous disiez faire le pain de la République…
Mais Amey, mieux qu’Hitler, les y jetait vivants !

Car c’est bien cet Amey, de sinistre mémoire,
L’un de vos généraux prétendu glorieux,
Qui fut l’instigateur de ce supplice odieux…
Vous avez, aussi vous, eu vos fours crématoires.

Et Turreau trouvait tant de plaisir à ces jeux
Qu’il faisait ajouter, quand manquaient les dévotes,
Et malgré tous leurs cris, les femmes patriotes…
Votre fraternité les unissait au feu.

Je ne fêterai pas vos tanneries humaines
Dont votre chirurgien, Pecquel, fut l’écorcheur,
Ni son ami Langlois, de Meudon, le tanneur…
Ni votre grand Saint-Just disant qu’en ce domaine

Peau d’homme vaut bien mieux que celle du chamois
Que celle de la femme plus souple et plus fine…
Vous étiez sans culottes, alors ça se devine
Vous vous en fîtes faire en peau de villageois.

Quand vous abominez les gardiens sataniques
De l’affreux Buchenvald écorchant de leur peau
Nos morts, les laissant nus en leurs chairs en lambeaux
Avez-vous des remords ou restez-vous cyniques ?

Je ne fêterai pas les enterrés vivants
Dans les puits de Clisson et ceux de mon bocage
Ni du fameux Carrier les célèbres mariages
Voulus républicains mais surtout révoltants.

Attachant l’un à l’autre, une fille et son père,
Une mère et son fils, un prêtre et une sœur,
Et nus, bien entendu, pour que leurs massacreurs
Aient, humiliant leur mort, à rire et se distraire.

Quand, en les entassant dans barques à sabords
On les faisait sombrer dans les eaux de la Loire.
Et le fleuve royal garde encore leur mémoire,
Il apparaît plus triste à l’approche du port.

Je ne fêterai pas, non plus, la guillotine,
Ce symbole attitré de la révolution.
Ce moyen fraternel d’abreuver nos sillons,
Comme vous le chantez d’un sang que moi j’estime.

Je ne chanterai pas votre révolution.
Elle a fait trop coulé de sang, de pleurs, de larmes.
De notre vieux royaume elle a rompu le charme
Et fait perdre, au pays, sa noble vocation.

Vous avez tout brûlé, chez nous, châteaux, chaumières,
Etables et clochers. Vous traîniez les enfers
Pour faire du bocage un immense désert
Sans une âme qui vive et sans pierre sur pierre…

Vous n’aviez pas pensé que tout le sang versé
Au terroir de l’amour serait semence vive.
Il germe en attendant nos prochaines métives ;
Il fleurira, demain, épi de liberté.

La liberté de croire en un Dieu qui pardonne.
En un ordre qui met, au sommet, le devoir
Le courage et la foi. Qui veut que le pouvoir
Ne dépende jamais du nombre et de la somme…

Aujourd’hui nous pouvons vous juger à vos faits.
Votre révolution a incendié notre terre.
Elle a porté, partout, la misère et la guerre,
Quand le monde a jamais plus désiré la paix…

Je ne peux pas fêter votre révolution.
On ne célèbre pas le vol, le viol, le crime.
Je porterai le deuil de toutes ses victimes.
Elles seules ont droit à ma vénération."

Pierre d’ANGLES Janvier 1989
Par CathoRoyco - Publié dans : Histoire
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